Les nouvelles industries vertes tardent à prendre leur envol en Atlantique. La conférence BIOCON 2017, qui avait lieu à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, a fait le point sur le secteur du bioraffinage.

Un secteur qui aimerait recevoir plus d’encouragement, et surtout plus d’argent.

Des entreprises et des chercheurs prennent le pouls du bioraffinage en Atlantique. Plusieurs constatent qu’il reste encore du pain sur la planche.

« C’est sûr que si on se compare à d’autres provinces, comme le Québec ou l’Ontario, on a du chemin à faire », affirme Josée Landry, gestionnaire des centres de recherche du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

Par contre, celle-ci croit tout de même qu'il suffirait d'un coup de pouce des gouvernements pour combler ce retard.

Le terrain continue d’être tâté au Nouveau-Brunswick. Dans une usine-pilote à Oromocto, Adi Systems produit de l'énergie à partir d'eaux usées industrielles. Un défi de taille, selon José Molina, ingénieur chez Adi Systems.

« C'est beaucoup de travail de parler aux gens pour les convaincre qu'il y a quelque chose à faire dans ce domaine-là », avoue-t-elle.

Du côté du Québec, l’innovation se retrouve dans la production de biocharbon, qui se fait à partir des résidus de bois.

Pour Guy Veilleux, vice-président chez Airex Énergie, le consommateur doit rencontrer le producteur à la moitié du chemin sur le plan économique. Il admet que ce sont les utilisateurs qui devront payer un peu plus pour développer le secteur des bioénergies.

« Si on veut évoluer pis on veut devenir un chef de file dans des secteurs, on n'a pas le choix de contribuer en société à ces projets-là », affirme-t-il.

Plusieurs s’impatientent en voyant le peu de développement de cette industrie dans la région, en soulignant qu’elle pourrait offrir des solutions alternatives en matière d’énergie.

« On n'aura pas le choix, ça va être imposé, soit par le fédéral [...] faut qu'on coupe des émissions de charbon, on n'aura pas accès à certains produits qui vient du pétrole [...] », conclut Mike Doucette, chimiste au Centre commercial de technologies en bioprocédés du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick.

Bien qu’il existe plus de 200 usines comme celle d’Aldi Systems, on ne peut qu’en compter quatre en Atlantique.

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