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L'Île-du-Prince-Édouard résisterait bien à un échec des négociations de l'ALENA

Environ 15 % de l'économie de l'Île-du-Prince-Édouard dépend de ses exportations vers les États-Unis, mais cela ne signifie pas qu'un échec des négociations sur l'ALENA serait catastrophique pour la province, soutient un récent rapport de Moody's.

L’agence de notation vient de publier un rapport sur les conséquences potentielles pour les provinces canadiennes d’un échec des renégociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

« L’impact sur l’Île-du-Prince-Édouard devrait être modeste, au pire », affirme Michael Yake, analyste chez Moody’s.

M. Yake indique que Moody’s ne redoute pas un effet négatif notable pour la note de crédit de la province ni de déclin substantiel de son activité économique.

« Même pour les provinces qui sont le plus à risque, nous pensons que l’impact direct sera modeste », dit M. Yake. L’Île-du-Prince-Édouard, soutient-il, ne fait pas partie des provinces qui doivent le plus s’inquiéter d’un échec des négociations.

Moody’s a examiné le montant des exportations de l’Île-du-Prince-Édouard vers les États-Unis, mais n’a pas été en mesure de déterminer quel pourcentage du produit intérieur brut (PIB) de la province était lié directement à l’ALENA.

En l’absence d’éligibilité à l’ALENA, les exportateurs se rabattraient sur la clause de la nation la plus favorisée de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le fait que des exportateurs suivent déjà les règles de l’OMC et qu’il y a peu de différence entre les tarifs de l’ALENA et ceux de l’OMC amènent Moody’s à conclure que l’impact d’un échec de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain serait peu ressenti à l’Île-du-Prince-Édouard.