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L'île Hamilton à Hawkesbury continue de faire rêver

L'île Hamilton située dans la rivière des Outaouais sur le territoire de Hawkesbury continue de susciter certaines convoitises.

Un texte de Denis Babin

L'endroit, qui appartient à la Ville, pourrait-il faire l'objet d'un développement dans un avenir rapproché? Certains, comme Andrew Michrowski, un résident d'Ottawa, sont de cet avis.

Celui-ci voudrait y établir une communauté autosuffisante sur le plan énergétique qui pourrait comporter jusqu'à 60 logements de type condominium.

« On pourrait vivre mieux, plus sainement […] et d'une manière qui est adaptée au futur, qui est compatible avec la nature et les ressources qui sont disponibles », a expliqué M. Michrowski lors d'une récente réunion à l'hôtel de ville de Hawkesbury.

Au fil du temps, ce lopin de terre a fait l'objet de projets de développement la plupart du temps fantaisistes.

« Dans mon premier terme, il a été question d'un casino », se souvient la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois.

Il n'en demeure pas moins que l'île Hamilton pourrait, à sa façon, contribuer au renouveau économique de Hawkesbury.

Il en a été question dans le Plan stratégique dont s'est dotée la Ville en 2013.

« C'est sûr que sur le bord de l'eau, c'est très pittoresque. C'est très convoité », indique le directeur de l'urbanisme et de la foresterie aux Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), Louis Prévost.

Un obstacle majeur au développement de l'île

Toutefois, un obstacle majeur se dresse devant tous ceux qui rêvent de développer l'endroit.

« Les montants pour les infrastructures qui sont requis […] juste pour accéder à ce lopin de terre sont astronomiques. Juste la construction d'un nouveau pont […] ce sont plusieurs études environnementales et de gros sous », explique Louis Prévost.

Bref, c'est un pensez-y-bien, car le rendement d'un tel investissement est loin d'être garanti.

« On a eu des endroits ailleurs [dans l'ouest des CUPR] où il y avait de gros projets résidentiels. Il y avait quelques millions de dollars en infrastructures à mettre en terre […] et il n'avait pas de problème d'accès. Il y a beaucoup de développeurs qui sont passés à côté de ça, parce que le temps pour rentabiliser le projet était trop long », ajoute l'urbaniste.

Andrew Michrowski, lui, continue de croire au développement de l'île Hamilton.

« Ce projet pourrait générer des emplois, le développement de nouvelles compétences, même de nouveaux revenus pour la Ville », s'exclame-t-il.

Force est de constater que ce projet, présentement beaucoup plus proche du rêve que de la réalité, ne fait pas partie des priorités du conseil actuel.

La mairesse Jeanne Charlebois laisse néanmoins la porte entrouverte.

« Les contribuables qui payent des taxes […] veulent que leurs rues soient pavées. […] Mais si on a un partenaire dans le privé, nous sommes ouverts », conclut-elle.

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