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L'impasse persiste entre l'État et ses juristes

La rencontre de négociation tenue mercredi après-midi n'a pas permis de dénouer l'impasse dans les négociations entre Les avocats et notaires de l'État québécois (LANEQ) et le gouvernement.

Plus tôt durant la journée, l'association qui représente les juristes avait publié un communiqué indiquant qu'elle avait sollicité une rencontre avec les représentants du Conseil du Trésor afin de tenter de trouver un terrain d'entente.

Selon nos informations, les juristes sont revenus à la table des négociations avec les mêmes propositions qu'ils présentent depuis le début des pourparlers.

LANEQ exige toujours de changer le mode de négociations traditionnel pour la mise en place d’une forme d'arbitrage qui lierait les parties, en cas de différend entre elles. La décision aurait un caractère exécutoire, ce que le gouvernement a toujours rejeté.

« Nous sommes prêts à reconnaître le statut particulier des juristes, mais à l'intérieur du cadre actuel de négociations des conventions collectives. Le cadre ne changera pas », souligne le président du Conseil du Trésor, Carlos Leitao, en ajoutant que le gouvernement a soumis des offres intéressantes aux juristes sur le plan du salaire et des conditions de travail. Toutefois, ces propositions n'ont pas fait l'objet de discussions, puisque les juristes veulent d'abord et avant tout changer leur mode de négociation.

Les membres de LANEQ semblent toutefois déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement. En grève depuis presque deux mois, ils ont fait sentir leur bruyante présence autour de l'Assemblée nationale au cours des deux derniers jours. « Dans l'année qui précède une élection et dans celle qui suit, il n’y a personne qui dirige. Qui est garant des droits de l'État? C'est nous! », lance un juriste qui travaille pour le gouvernement depuis 32 ans. « C'est incroyable que le gouvernement signe des contrats sans la supervision de ses avocats », clame une avocate.

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