Retour

L'industrie de la pêche optimiste à l'égard d'une possible explosion des stocks d'aiglefin en N.-É.

La population d'aiglefins au large de la côte sud de la Nouvelle-Écosse est potentiellement massive, selon des chercheurs de Pêches et Océans Canada.

La biologiste Monica Finley a récemment complété une évaluation de la population pour le plateau sud de la Nouvelle-Écosse et la baie de Fundy.

Elle estime que 264 millions d'aiglefins ont éclos dans ces zones en 2013 et ont survécu à leur première année. Une année « extraordinaire », dit-elle.

« La population de cette classe d'âge de poissons est cinq fois plus grande que le précédent record de 1985 », indique la biologiste qui travaille dans un centre de recherche de Pêches et Océans Canada à Saint-Andrews, au Nouveau-Brunswick.

Ses travaux prédisent que 100 000 tonnes métriques d'aiglefin atteindront l'âge adulte en 2017 et 2018.

Les premières prises de 2013

La population de la zone du banc Georges devrait être encore plus importante. Des scientifiques canadiens et américains estiment l'éclosion de 2013 à 1,3 milliard de poissons.

Les usines de traitement de poisson du sud de la Nouvelle-Écosse ont commencé, ce mois-ci, à transformer les premières prises de poissons éclos en 2013. Ce sont les précurseurs d'un essor qu'espèrent les acteurs de l'industrie pour les années à venir.

« Nous voyons des signes, mais nous prévoyons voir le poisson plus mature, d'une taille d'intérêt commercial, dans quelques années », dit le chef de l'exploitation chez l'entreprise O'Neil Fisheries à Digby, Alain d'Entremont.

L'industrie demeure prudente

Pêches et Océans Canada se base sur plusieurs sources pour faire ses prédictions. Le ministère prend en compte des modélisations informatiques, des relevés par chalutage et des données sur le poisson.

L'industrie estime que la moitié des classes d'âge de poissons meurt avant d'avoir atteint la grosseur adéquate pour la pêche commerciale.

Bee d'Entremont de l'entreprise Acadian Fish Processors à Pubnico demeure prudent.

« J'ai déjà entendu des gros chiffres par le passé. Je veux m'assurer de leur véracité avant de me prononcer », dit-il.

Cette prudence se traduit dans les quotas pour 2017.

Une hausse prévue des quotas

Dans la portion canadienne du banc George, le quota d'aiglefin a été légèrement augmenté de 6,7 % à 20 500 tonnes métriques cette année.

Les quotas pour le plateau sud de la Nouvelle-Écosse et la baie de Fundy n'ont pas encore été dévoilés. La saison de pêche à l'aiglefin commence en avril.

Les scientifiques de Pêches et Océans Canada recommandent un quota se situant entre 5900 et 9000 tonnes métriques. Le quota actuel se chiffre à 5100.

De son côté, Monica Finley prévoit des quotas se situant entre 11 000 et 27 000 tonnes métriques pour les années 2017 à 2019.

Plus d'articles

Commentaires