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L'industrie éolienne se tourne vers l'international

Le vent souffle vers les États-Unis et l'Amérique latine pour l'industrie éolienne québécoise. Alors que Québec a mis le développement éolien en veilleuse jusqu'en 2030 dans sa politique énergétique, l'expertise québécoise pourrait bien être exportée ailleurs.

Un texte de Julie Tremblay avec la collaboration de Bruno Lelièvre

C'est ce qui ressort du 11e colloque de l'industrie éolienne qui se tient à Gaspé depuis lundi. Puisque l'industrie ne peut pas compter sur de nouveaux appels d'offres d'Hydro-Québec, elle tente de développer des marchés à l'étranger.

Les yeux des producteurs sont entre autres tournés vers les États-Unis : « la Nouvelle-Angleterre et l'état de New York ont tous deux des appels en cours et les producteurs québécois ont beaucoup d'intérêt », affirme la conseillère en relations publiques pour le Technocentre éolien, Caroline Farley.

En janvier dernier, LM Windpower a d'ailleurs annoncé des investissements de 12 millions de dollars et l'embauche de 150 personnes supplémentaires à son usine de Gaspé. Tout ça en raison d'un important contrat pour la construction d'un parc éolien aux États-Unis.

L'Amérique latine aussi dans la mire

Outre les États-Unis, les industriels lorgnent aussi du côté de l'Amérique latine. Le directeur du Créneau d'excellence en éolien, Dave Lavoie, s'est d'ailleurs rendu au Panama en mars pour jauger le marché. Il estime que plusieurs pays souhaitent collaborer avec l'industrie québécoise.

M. Lavoie ajoute que le Honduras, le Nicaragua et le Panama « ont des zones très propices pour l'éolien ». Il affirme qu'un appel d'offres est déjà en cours pour un parc de 100 mégawatts en Jamaïque.

Le 11e colloque de l'industrie éolienne québécoise se poursuit jusqu'à mercredi. En plus des conférences, près de 300 rencontres de réseautage sont prévues à l'intention des entrepreneurs.

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