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L’industrie hôtelière en quête d’une réglementation d’Airbnb

La popularité grandissante du site de partage de logements Airbnb fait froncer les sourcils de l'industrie hôtelière de l'Alberta qui crie à la concurrence déloyale et demande la mise en place d'un cadre réglementaire pour tous les types de partage de logement.

Selon le président de l’association hôtelière de la province Dave Kaiser, les locations par le biais d’Airbnb représentent encore une faible part du marché touristique de l’Alberta, mais le potentiel d'une croissance fulgurante de cette activité existe, comme l’ont montré les exemples de Toronto et Vancouver. Dans ces deux métropoles, Airbnb atteint déjà 5 % de part de marché.

L’industrie s’inquiète surtout de la présence de loueurs quasi professionnels qui offrent plusieurs logements et sur toute l’année.

Ces gens fonctionnent comme des hôtels, mais nos règlements ne s’appliquent pas à eux.

Dave Kaiser, président de l'association hôtelière de l'Alberta

L’association demande au gouvernement provincial de facturer la taxe sur le tourisme aux plateformes de partage de logements. Elle souhaite également que le nombre de nuitées autorisées soit limité à 30 et que les logeurs soient obligés de respecter les règlements de santé et de sécurité.

Les demandes de réglementation s’adressent également aux municipalités albertaines pour qu’elles appliquent les zonages en vigueur et insistent sur la détention d’un permis commercial pour tous les participants. L’association hôtelière veut également limiter le partage de logements aux résidences principales.

Airbnb favorable aux discussions

Le Calgarien Keith Robinson, qui loue régulièrement une partie de sa maison sur le site Airbnb, ne s’oppose pas à ces demandes. Il croit cependant que les concessions devraient être partagées et qu’en tant que loueur, il doit pouvoir accéder aux mêmes avantages que les hôtels, comme la publicité gratuite. M. Robinson veut également s'assurer que s'il y a des consultations, les participants à la plateforme communautaire aient une place à la table des discussions.

Le porte-parole de Airbnb, Christopher Nulty, a également indiqué dans un communiqué que l’entreprise ne s’opposait pas à un cadre de réglementation. « Notre expérience avec des gouvernements dans le monde, de la France à Chicago, en passant par La Nouvelle-Orléans, montre que nous pouvons développer des solutions justes pour respecter les objectifs de politiques publiques de l’Alberta », a affirmé M. Nulty.

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