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L'industrie maintient ses estimations des retombées des hydrocarbures à Anticosti

L'industrie pétrolière et gazière remet en question la thèse de chercheurs du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste voulant que les retombées économiques des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti aient été surévaluées.

Un texte de Maxime Bertrand

Le Collectif affirmait mercredi que la méthodologie d'une évaluation gouvernementale sur les hydrocarbures était erronée.

Selon les chercheurs du Collectif, la quantité d'hydrocarbure a été comptée en double et le taux de récupération (de pétrole, notamment) simulé était trop élevé. « On voit donc cette erreur flagrante et ça met en... Je pense qu'il y a eu une certaine précipitation », affirme le géologue Marc Durand.

L'Association pétrolière et gazière du Québec s'inscrit en faux contre la déclaration du Collectif.

Et d'autres experts font écho à cette opinion. « Il n'y a pas eu d'erreur méthodologique », affirme Pierre-Olivier Pineau. Selon ce chercheur, le gouvernement doit composer avec des hypothèses qu'il est difficile de vérifier. « Et ces hypothèses, elles sont nécessaires parce qu'on connaît encore très peu de choses sur la géologie de l'île d'Anticosti et on ne sait certainement pas quelle quantité de pétrole et de gaz naturel on pourra récupérer. »

Il estime qu'il faut continuer l'exploration. « Si on veut vraiment savoir ce qui peut être produit à Anticosti, il faudrait continuer les forages et faire la fracturation hydraulique pour pouvoir avoir des chiffres réels qui s'appliquent à Anticosti. »

De son côté, l'industrie estime que le travail du gouvernement a été fait selon les règles.

Elle reconnaît toutefois la nécessité d'une connaissance géologique plus poussée. « C'est pourquoi il y a des entreprises sur l'île d'Anticosti qui ont déjà les autorisations pour faire trois forages l'été prochain, de manière à vérifier et contre-vérifier les hypothèses qui ont été présentées », affirme Bertrand Lefebvre.

Selon l'Association pétrolière et gazière du Québec, une chose est claire : « On considère que la rentabilité est présente sur l'île d'Anticosti », ajoute-t-il.

Mais le gouvernement hésite à se lancer dans l'aventure. Étant donné le prix actuel des hydrocarbures, la rentabilité est loin d'être assurée.

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