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L'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec peine à recruter des étudiants

C'était journée portes ouvertes samedi à l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, à Montréal. L'ITHQ fête ses 50 ans, mais le recrutement des étudiants s'avère de plus en plus difficile. Une menace pour ce secteur clé de l'économie canadienne. L'industrie doit recruter davantage à l'étranger et se montrer encore plus innovante.

Un texte de Michel Marsolais

Au Québec, le tourisme est une industrie de 14 milliards de dollars qui génère 380 000 emplois. Former du personnel qualifié reste un défi. Un défi relevé depuis 1967 par l’ITHQ.

Mais l'ITHQ constate que les étudiants se font plus rares. Le déclin démographique et la concurrence d’autres secteurs réduisent le nombre de candidatures. Dans plusieurs régions, le manque de personnel cause déjà des fermetures d'établissements.

On cherche des étudiants ailleurs.

Mottier Maxime, un étudiant français, a choisi d’étudier à l’ITHQ en partie pour apprendre l’anglais, mais il constate la qualité de la formation.

« Moi j'ai fait deux écoles hôtelières avant en France. La différence est quand même énorme. L'ITHQ c'est vraiment des professeurs hors-norme », dit-il.

L'institut de tourisme et d'hôtellerie ne forme pas que des chefs et des barmans. Elle forme surtout des gestionnaires en tourisme et en hôtellerie.

« On veut aider nos partenaires, les gens de l'industrie, à ne pas couler! On est dans une industrie où Montréal et le Québec sont en croissance. On doit se battre contre les gros joueurs dans cette industrie-là. Donc, forcément, il faut être innovant », ajoute Sylvie Carrière.

L'ITHQ veut aussi offrir ses propres diplômes universitaires en gestion hôtelière sans être lié à l'Université du Québec à Montréal, comme c’est le cas présentement. Le changement devrait se faire avec l'adoption prochaine du projet de loi 150.

« Avec la possibilité de donner un diplôme universitaire tout seul, ça affirme le statut de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie au niveau international », assure Liza Frulla.

L'industrie du tourisme est capitale pour l'économie, mais elle reste très fragile. À l'ère des médias sociaux, les destinations, comme les établissements sont plus que jamais à la merci des tendances.

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