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L’Institut Fraser critique l’augmentation des dépenses de l’Alberta

Les déficits consécutifs des gouvernements provinciaux albertains auraient pu être évités en maintenant l'augmentation des dépenses au même rythme que l'augmentation de l'inflation et de la population, estime une nouvelle étude de l'Institut Fraser.

Le groupe de réflexion de droite indique que la province aurait dégagé des surplus entre 2005 et 2017, si elle s’en était tenue à l’augmentation des prix à la consommation. Le déficit anticipé pour 2016-2017 est de 10,8 milliards de dollars.

L’Institut évalue qu’en suivant le rythme de l’inflation, le budget serait de 40,1 milliards, contre les 51,8 milliards actuels.L’Alberta enregistre des déficits budgétaires successifs depuis 2008-2009, années durant lesquelles le pétrole atteignait des prix records.

La province a augmenté ses dépenses de 7,1 % annuellement, entre 2004 et 2016, alors que ses revenus ont augmenté de 4,6 % en moyenne par année pour la même période. Le taux d’augmentation de la population et d'inflation se situait en moyenne à 4,4 %.Le gouvernement néo-démocrate au pouvoir depuis mai 2015, en est à sa première année budgétaire complète et connaîtra une croissance des dépenses de 7,5 %, contre 3 % de taux d’inflation et d’augmentation de la population. Les dépenses diminuent toutefois à 5,4 % de plus que l’année précédente, en excluant le milliard de dollars utilisé pour combattre le feu de forêt de Fort McMurray.« La détérioration de la situation financière de l’Alberta était évitable, si les gouvernements précédents, et maintenant ce gouvernement, avaient limité les dépenses. La province se trouverait au milieu d’une longue série de surplus plutôt que de déficits », critique le coauteur de l’étude et l’analyste en politiques publiques de l’Institut Fraser, Steve Lafleur.L’Institut conclut que la province doit freiner ses dépenses pour rectifier la situation.

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