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L’intelligence artificielle s’invite dans les tendances de consommation en 2018

Le commerce électronique et son automatisation grâce à l'intelligence artificielle sont parmi les cinq tendances qui influenceront la consommation en 2018, selon le rapport annuel de TrendWatching, une firme de recherche dans les tendances et les innovations.

1. Place à l'automatisation du commerce

Il s’agit de l’automatisation du commerce grâce à l'intelligence artificielle, « une attente de plus en plus grande des consommateurs de voir que tout se fait tout seul », explique Stéphane Mailhiot, vice-président stratégie chez Havas Canada.

En entrevue à RDI économie, M. Mailhiot cite l’exemple d’Amazon, qui avec les « petits boutons » sur des appareils électroménagers, on peut commander de la lessive lorsqu'on en manque. Il suffit d’appuyer sur le bouton, la commande est transmise et le produit est livré à l’adresse du client. « Avec le mobile, dit-il, on est capable de faire une somme absolument astronomique de ces transactions sans nécessairement poser de grands gestes. »

« On a vu qu’Amazon teste une épicerie sans caissier, où l’on ne fait qu’entrer dans le commerce, on se signale avec son appareil mobile et on peut prendre ce qu’on veut sur les tablettes et c’est automatiquement facturé », précise Stéphane Mailhiot.

S’ajoutent à cela d’autres plateformes, dont celle de Google qui permet de confirmer un achat grâce à une commande vocale.

La particularité du système réside dans le fait « qu’au lieu de nous envoyer un produit aléatoirement, la plateforme de Google est capable d’aller voir dans l’historique d’achats que vous avez faits avec la même carte de crédit chez le partenaire Walmart. Si vous demandez par exemple du beurre d'arachide, la machine va vous proposer la même marque et le même format que vous avez déjà achetés antérieurement ».

Cela est très important pour les marques, souligne M. Mailhiot. « Le consommateur revisite moins souvent qu’avant sa décision d’achat, donc les marques sont prêtes à investir davantage pour gagner le consommateur au début, parce qu’on pense qu’on va le garder très longtemps, ses décisions d’achat sont automatisées. »

2. Approche post-démographique

C’est surtout l’adulte au sens large qui est ciblé par cette tendance. Comme les données permettent de personnaliser le service selon les différentes valeurs et comportements, il devient moins intéressant de parler en termes de cohorte et de générations. Il y a énormément de différences entre les clients adultes de 18 à 55 ans. « Pourquoi les ciblerait-on de la même façon? » demande Stéphane Mailhiot.

Cette tendance s’explique notamment par certains clients adultes qui « demeurent des adolescents ». Ils ont besoin des marques d’une autre manière et on va continuer à faire de la « vulgarisation et de prise en main qu’on offre aux adolescents ». Il en est de même pour d’autres adultes qui ne se reconnaissent pas dans les approches réservées aux aînés.

3. Le compagnon virtuel

Avec l’apparition des assistants personnels, de plus en plus de gens entrent en relation continue avec ces assistants que l’on peut trouver sur nos téléphones intelligents. Et comme l’interface est humanoïde, on a l’impression d’avoir une conversation avec « un être humain ».

Des observateurs estiment que d’ici 2020, il y aura plus de conversations avec des machines d’intelligence artificielle qu’avec son conjoint.

Le pas suivant sera « une relation émotive » avec cette machine. Selon le sondage mené auprès de 18 000 personnes dans le monde, 10 % des hommes se disent prêts à avoir une relation personnelle avec un robot. Ils sont 12 % au Canada, selon une étude de Havas Canada.

4. Des produits mis à jour en continu

Cette tendance se décline sous la forme d'une mise à jour en continu des produits ou services que l'on achète. C'est déjà le cas avec les téléphones intelligents, les tablettes et leurs applications. Cette tendance influence les consommateurs du secteur de l'automobile. M. Mailhiot cite l’exemple de Tesla « qui fait des mises à jour au fur et à mesure que les ingénieurs améliorent le véhicule. On n’a pas besoin de changer de véhicule ».

5. La boîte de verre

Cette cinquième et dernière tendance s'intéresse à la transparence au sein des entreprises. Ce n’est plus un choix, on ne veut pas de barrières de confidentialité. Avec la force des employés et des médias sociaux, tout finit par se savoir. Les scandales des derniers mois le prouvent, affirme le représentant de Havas Canada. Il s’agit de « réfléchir la marque et l’entreprise comme une boîte de verre », où le consommateur voit très bien ce qui se passe à l’intérieur.

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