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L'Ontario demande à Ottawa de modifier les règles fiscales en vue de freiner la spéculation immobilière

Le ministre des Finances de l'Ontario, Charles Sousa, demande à Ottawa de s'attaquer aux investissements spéculatifs dans les marchés du logement du pays en modifiant la façon dont ces bénéfices sont taxés.

À l'heure actuelle, l'impôt sur les gains en capital est prélevé sur 50 % des bénéfices sur la vente d'un logement, à moins que le bien ne soit admissible à l'exemption de résidence principale.

Dans une lettre adressée vendredi au ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, Sousa affirme que l'augmentation du montant imposable au-dessus de 50 % pourrait réduire l'incitation des gens à acheter des maisons en raison de la spéculation. M. Morneau devrait publier son budget mercredi.

L'investissement spéculatif dans le marché immobilier - l'achat d'une maison dans l'espoir de réaliser un profit plutôt que d’y vivre - est considéré comme l'un des coupables de la flambée des prix des maisons sur certains marchés, dont Toronto et Vancouver et leurs environs.

M. Sousa affirme que freiner les achats immobiliers spéculatifs pourrait aider à réduire la baisse de l'accessibilité du logement afin que les premiers acheteurs sont en mesure d'entrer sur le marché.

Une telle mesure pourrait également générer des recettes fiscales à mettre en place pour d'autres initiatives d'abordabilité du logement, ajoute-t-il.

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