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L'Ontario élimine la part provinciale de la TVH sur les factures d’électricité

La première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne a profité du discours du Trône, lundi, pour annoncer que les résidents n'auraient plus à payer la portion provinciale de la taxe de vente harmonisée (TVH) sur leur facture d'électricité, après une flambée des tarifs.

Cette remise de 8 % coûtera 1 milliard de dollars à la province et entrera en vigueur le 1er janvier.

Des économies supplémentaires seront accordées aux Ontariens habitant dans les secteurs ruraux.

Les agriculteurs et les PME seront aussi admissibles au nouveau programme.

Ces allègements entraîneront toutefois une baisse de revenus pour le gouvernement Wynne, qui a promis d'éliminer le déficit provincial d'ici 2017-2018. Les libéraux répètent cet engagement dans le discours du Trône.

« Trop peu, trop tard », dit l'opposition conservatrice

Le chef du Parti progressiste-conservateur Patrick Brown dit que les libéraux ne s'attaquent pas au problème de fond. Il implore le gouvernement de Kathleen Wynne de mettre fin à la vente d'Hydro One.

Pour sa part, l'opposition néo-démocrate, qui réclamait ce genre de remise depuis des années, estime qu'il devrait entrer en vigueur dès aujourd'hui.

Regagner sa popularité?

La première ministre Kathleen Wynne avait admis après sa défaite lors d'une élection partielle à Toronto, au début du mois, que les Ontariens avaient besoin d'aide pour payer leur facture d'électricité.

Les environnementalistes ont toutefois critiqué dans le passé des remises comme celle qui sera offerte par les libéraux, affirmant que de tels programmes n'incitaient pas les abonnés à conserver l'énergie. 

Places en garderie

Dans le discours du Trône, les libéraux promettent également de créer 100 000 places supplémentaires en garderie à partir de 2017 pour les enfants d'âge préscolaire.

Cette promesse serait mise en place sur une période de cinq ans.

Selon les libéraux, l'initiative permettrait de doubler le nombre de places pour les enfants de moins de quatre ans dans des garderies autorisées.

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