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L'optimisme de la Banque du Canada donne des ailes au huard

Le dollar canadien a continué de gagner du terrain par rapport au dollar américain, mardi, après que le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, et sa première sous-gouverneure, Carolyn Wilkins, eurent souligné la progression de l'économie.

Après une hausse de 0,5 ¢, la devise s’est échangée à 75,54 ¢ US et a ainsi atteint son niveau le plus élevé depuis qu’il est tombé sous les 76 ¢ à la fin du mois de février.

Du côté de la Bourse de Toronto, l’indice composé S&P/TSX a reculé de 4,05 points, à 15 379,75 points, tiré vers le bas notamment par le secteur des biens de consommation de base.

L’économie prend de la vitesse, a lancé le gouverneur Poloz sur les ondes de CBC, à Winnipeg.

En 2015, les taux d’intérêt ont diminué alors que l’économie se débattait avec la dégringolade des cours du pétrole.

Vers une augmentation des taux d'intérêt?

« Alors que nous nous sommes ajustés à un prix du pétrole plus bas, l’économie progresse », indiquait lundi Carolyn Wilkins devant les associés de l’École de commerce Asper, à Winnipeg.

« Il y a quelques semaines, nous avons reçu les données nationales de Statistique Canada pour le premier trimestre de l’année. C’était pas mal impressionnant, avec une croissance de 3,7%. Et les chiffres indiquent que les investissements des entreprises continuent de croître », a ajouté la première sous-gouverneure de la Banque du Canada.

Avec ce vent d’optimisme qui souffle à la Banque du Canada, les marchés s’attendent à ce que la hausse des taux d’intérêt survienne bien avant le début de 2018. La prochaine annonce à ce sujet se fera le 12 juillet.

Des banques demeurent prudentes

Si l’économie canadienne s’est « surpassée », le huard manquera encore un peu de vigueur au cours du prochain trimestre, selon Marchés des capitaux CIBC.

La Banque du Canada aura d’autant plus intérêt à retarder sa prochaine hausse avec ce récent changement de ton, estime la banque torontoise, concluant que « le dollar gagnera ainsi en force d’ici la fin de l’année ».

Même son de cloche chez l'économiste principal de la Banque TD, Brian DePratto : la Banque du Canada n'est pas prête à faire grimper son taux d'intérêt.

« Un nuage d'incertitude continue de s'accrocher à l'économie, et l'inflation atteint son point le plus bas; même cela doit être soutenu par des données », a-t-il dit lundi, à la suite du discours de Mme Wilkins. « Lorsque les données économiques demeureront robustes et que l'inflation redécollera, on pourrait s'attendre à un resserrement graduel de la politique monétaire, ce qui pourrait survenir vraisemblablement au début de 2018. »

Une hausse du taux directeur est attendue mercredi de la part de la Réserve fédérale américaine.

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