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L’optimisme des pétrolières au Global Petroleum Show

Cette année, c'est sur fond d'optimisme que se déroule la plus grande foire du secteur pétrolier au pays, le Global Petroleum Show, à Calgary. Le nombre d'exposants continue de baisser, mais les organisateurs disent voir des signes encourageants pour l'avenir.

Un texte de Mario De Ciccio

Cette année, un peu plus de 1000 entreprises ont établi un kiosque au 49e Global Petroleum Show. C’est quelques centaines de moins que l’année dernière, et près de deux fois moins qu’en 2014.

Selon l’organisateur Wes Scott, vice-président de dmg events, le congrès a toujours été un bon indicateur de la situation dans l’industrie pétrolière au pays.

Malgré les chiffres à la baisse, cette année indique quand même un certain vent d’optimisme, selon lui. « Nous avons eu beaucoup de réservations de dernière minute et déjà nos téléphones ont déjà commencé à sonner pour l’année prochaine, explique Wes Scott. Je crois qu’il y a de l’optimisme. »

L'Association canadienne des producteurs pétroliers a revu à la hausse, mardi, ses prédictions pour la production des sables bitumineux.

La hausse des technologies propres

Wes Scott croit aussi avoir remarqué une hausse du nombre d’entreprises de technologie propre au salon. Des technologies de plus en plus nécessaires pour répondre aux nouvelles demandes et réglementations dans l’industrie pétrolière.

Stéphane Germain est le président de GHGSat, une entreprise québécoise qui travaille sur une nouvelle technologie pour détecter les émissions de méthane et de CO2 par satellite.

Selon lui, il y a de plus en plus de possibilités pour les entreprises comme la sienne, qui travaille pour des pétrolières telles qu'Imperial, Shell et Suncor.

« Les entreprises ont maintenant le défi de gérer leurs gaz à effet de serre », explique-t-il. « Ils veulent mesurer leurs émissions pour mieux les comprendre, pour pouvoir les gérer et les réduire. »

« Ont fait donc partie des solutions qui s’offrent à l’industrie parce qu’on essaie de les aider à réduire leurs coûts en mesurant ce qu’ils se doivent de mesurer pour répondre à la réglementation, mais aussi pour mieux gérer leurs entreprises », affirme Stéphane Germain. « On peut donc les aider, autant dans un boom que dans les périodes plus difficiles. »

En participant au congrès, il espère pouvoir faire connaître davantage sa technologie.

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