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L’or rouge, le trésor familial d’une entrepreneure immigrante

Une entrepreneure originaire d'Iran partage les saveurs de sa terre natale en mettant en valeur le parfum du safran cultivé par sa famille paternelle.

Un texte de Karine Lacoste

Arrivée à Gatineau il y a trois ans, Shirin Ataei n’a pas réussi à trouver un emploi dans son domaine d’expertise, la physique. Après avoir passé sa première année au Québec à la maison à aider ses enfants à s'intégrer à leur milieu scolaire, elle a décidé de se retrousser les manches et de créer sa propre entreprise.

« J’avais toujours cette idée-là de créer un lien culturel entre mon pays natal et mon deuxième pays, le Canada », raconte Mme Ataei. Elle a d’abord eu l’idée de faire découvrir aux Canadiens le safran iranien, une épice que cultive sa famille paternelle de manière artisanale en Iran.

En plus de distribuer ce trésor familial, son entreprise, Termeh, vend également d’autres produits du Moyen-Orient, comme les pistaches et amandes en coques, le cumin noir, le sumac et le berbéris, un fruit rouge séché qu’elle compare à la canneberge.

Ces produits sont disponibles dans certaines boutiques de l’Outaouais comme la Boîte à grains, la Trappe à fromage et le café La Brûlerie. Ils sont également utilisés dans la cuisine de restaurants de la région, dont l’Orée du Bois et les Vilains Garçons.

L'entrepreneuriat immigrant

Se lancer en affaires comme nouvelle arrivante comporte son lot de défi. Bien que des organismes comme le SITO offrent de l’accompagnement en démarrage d’entreprise par le biais de formations et d’accompagnement, la recherche de financement demeure complexe.

Difficile d’obtenir du soutien des institutions financières. « Ils ont besoin de crédit, mais pour avoir un bon crédit on a besoin de plus de temps et surtout un travail », souligne l’entrepreneure qui souhaite améliorer la situation de son entreprise et avoir les moyens de concrétiser ses nouvelles idées.

Ses produits ont beau la passionner, Shirin Ataei n'a pas mis de côté sa vie professionnelle d'autrefois. Elle espère toujours trouver un emploi dans le domaine de la physique. Pour y arriver elle est retournée sur les bancs d'école l'an dernier, puisque comme de nombreux immigrants, son doctorat n’est pas reconnu au Canada.

Malgré quelques moments de découragement, Shirin Ataei est optimiste face à son avenir professionnel au Canada. « J'ai déjà trouvé la clé, c'est le courage », explique-t-elle en entrevue avec le chef d'antenne du Téléjournal Ottawa-Gatineau, Mathieu Nadon, dans le cadre de la série Innovation capitale.

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