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L’ouverture des entreprises albertaines vers l’Asie

Avec Donald Trump qui entrera à la Maison-Blanche en janvier, il est grand temps que les entreprises albertaines se tournent vers d'autres marchés, dont l'Asie, estime Gordon Houden, directeur de l'institut de la Chine à l'Université de l'Alberta.

Actuellement, plus de 85 % des exportations de la province sont vers les États-Unis et c’est un risque, pense le professeur Houden, d'autant plus que le président désigné veut revoir les accords commerciaux avec le Canada.

« Une façon d’attaquer ce risque, je crois, c’est simplement de tenter de faire plus d'efforts [pour] ouvrir des marchés alternatifs », souligne-t-il.

Il applaudit donc la mission commerciale de 12 jours de l'Alberta en Chine et au Japon, les deuxième et troisième partenaires commerciaux de la province. Celle-ci, réalisée avec 86 entreprises albertaines, s'est terminée fin novembre.

Vendredi, le ministre du Développement économique et du Commerce de l'Alberta, Deron Bilous, a fait le point sur cette mission.

En tout, les participants ont eu la chance de rencontrer plus de 1200 entreprises chinoises, et des douzaines de hauts fonctionnaires.

Au Japon, l’accent a été mis sur les exportations d’aliments et les innovations en matière de foresterie.

« Les contacts que nous avons établis en Asie se transformeront en occasions pour les entreprises albertaines, ce qui veut dire plus d’emplois à la maison », a indiqué le ministre dans un communiqué.

Gordon Houlden croit que les exportations de matières premières sont importantes, mais il aimerait voir plus de diversité et de valeur ajoutée dans ce qui est exporté. « Je voudrais voir plus d'exportation d’aliments [transformés] où il y a plus de valeur et même des exportations peut-être dans les domaines comme les technologies de l’énergie, les technologies vertes. »

Même s’il croit que des missions commerciales comme celle organisée par l’Alberta sont une bonne chose, il souligne que si les entreprises de la province veulent avoir du succès, elles doivent également être bien préparées et en apprendre plus sur leurs nouveaux clients potentiels.

« Chaque pays a des besoins un peu différents. Peut-être on doit préparer la documentation en chinois. Ce n’est pas impossible de le faire, c’est une économie mondiale. »

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