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L’usine Chaichem est à vendre, mais la Ville d’Amqui espère la relancer

L'ancienne usine Chaichem d'Amqui est à vendre. C'est que la Ville d'Amqui a bon espoir de la relancer avec un projet de recherches mené par le Service de recherche et d'expertise en transformation des produits forestiers, le SEREX.

Le SEREX poursuit ses tests sur des écorces de végétaux pour en extraire du tanin qui pourrait être utilisé pour fabriquer des colles ou des résines de panneaux de bois.

« On a analysé plusieurs écorces. Certaines essences donnent des résultats très intéressants comme l’épinette blanche », mentionne le directeur du SEREX, Patrick Dallain.

L’organisme profite d’un fonds pour un projet d’études de cinq ans provenant du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

La Ville d’Amqui, qui est partenaire dans le projet, a bon espoir de pouvoir relancer l’usine, selon le directeur du développement économique, Antonin Michaud.

Ça pourrait vraiment être porteur pour la région. Le SEREX nous apporte de bonnes choses. On ne réinvente pas la roue, on l’adapte à notre région, aux matières premières et aux possibilités industrielles qu’on a.

Antonin Michaud, directeur du développement économique à la Ville d’Amqui

Le bâtiment industriel a été l'objet de nombreux projets de relance qui ont avorté.

La vocation première de l’usine fermée en 2003 était l'extraction et la purification de l'if du Canada pour produire du paclitaxel, une substance anticancéreuse. Un autre projet visait la production d’aromates de sapin Beaumier.

L’usine est dotée de nombreux équipements, dont quatre réacteurs extracteurs, des chaudières à haute capacité, des centrifugeuses, des colonnes à distillation, un laboratoire et des bureaux.

Tout est toujours en très bon état, selon M. Michaud. Ne manque qu’un investisseur qui pourrait être intéressé par la nouvelle vocation qu’on veut donner à l’usine.

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