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La CCQ enquête sur les grutiers qui ont participé à la grève illégale de juin

La Commission de la construction du Québec (CCQ) enquête sur 650 infractions en lien avec la grève illégale d'une semaine menée à la fin du mois de juin par les opérateurs de grues.

Ce nombre inclut les 150 dossiers déjà annoncés, et d’autres pourraient être ouverts prochainement. Les enquêtes sont en cours et le nombre de celles qui donneront lieu à des procédures de la part du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n'est pas encore connu.La CCQ avait déclaré illégal le débrayage des opérateurs de grues qui avaient déserté les chantiers du Québec pour dénoncer notamment les modifications au règlement qui encadre leur formation. Elles permettent aux entreprises d'embaucher des grutiers qui n'auraient pas été formés en suivant le diplôme d'études professionnelles (DEP) de 870 heures, requis jusqu'alors. Les pénalités potentielles s’élèvent à 200 $ par jour de grève pour les travailleurs. Quant aux syndicats qui ont participé au débrayage, ils risquent des sanctions financières à hauteur de 80 000 $ par jour de grève.La CCQ avait affirmé avoir reçu des témoignages de grutiers ayant fait l’objet de menaces ou d’intimidation alors qu’ils tentaient de rentrer au travail.

Elle compte prioriser les demandes qui concernent ces cas, soit une vingtaine de dossiers.

Les grutiers du Québec avaient mis fin à leur grève d’une semaine le 25 juin dernier, cinq jours après que le tribunal administratif du travail leur en avait donné l’ordre, mais sans avoir obtenu gain de cause.