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La Colombie-Britannique cherche des remplacements à Greyhound

La ministre des Transports de la Colombie-Britannique déclare que toutes les hypothèses sont envisageables après que Greyhound a annoncé la fin de ses services d'autocars dans l'Ouest canadien.

Claire Trevena a appris en même temps que tout le monde que Greyhound mettait fin à toutes ses activités dans l'Ouest du Canada.

L'ouest du Canada est sous le choc après avoir appris lundi que Greyhound ne desservira plus le Manitoba, la Saskatchewan et l'Alberta à compter du 31 octobre. La seule liaison qui demeure est celle entre Vancouver et Seattle dirigée à partir des États-Unis.

La ministre doit s'entretenir avec ses homologues des autres provinces de l'Ouest pour faire l'état de la situation et voir ce qui peut être fait.

Mme Trevena a fait part aux journalistes mardi de ses inquiétudes pour les Britanno-Colombiens qui ne peuvent pas se permettre des voyages en voiture, en train ou en avion.

« Ils dépendent d'un service d’autocars fiable, dit-elle. Un des enjeux que nous allons examiner c’est comment fournir ce service. »

La ministre dit être en discussion avec Translink ainsi que de plus petits transporteurs pour tenter de trouver des solutions de remplacement au service de Greyhound.

La province a déjà lancé un service d'autocar dans le nord de la Colombie-Britannique en juin dans le cadre d'un programme pilote d'un an qui desservira les trajets abandonnés par Greyhound Canada.

Peter Milobar, député libéral de Kamloops-North Thompson, affirme que le gouvernement néo-démocrate n’a pas réussi à créer les meilleures conditions pour les entreprises d’autocars comme Greyhound dans la province.

« Il y a des entreprises de transport dans le secteur privé, mais ce dont ils ont besoin c’est une réglementation juridique qui leur est convenable et profitable », dit-il

D’après un reportage de Pierre Martineau