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La Colombie-Britannique veut restreindre le transport de bitume dilué

Le gouvernement de la Colombie-Britannique semble mettre un bâton dans les roues du pipeline Trans Mountain en proposant de restreindre le transport de bitume dilué en provenance de l'Alberta.

Un texte de Charlotte Dumoulin

Cette restriction serait en vigueur tant que la province n'a pas finit d'étudier les moyens à sa disposition pour réduire les risques à l'environnement en cas de fuite.

Un comité d’experts indépendant qui se penchera sur l'analyse des risques formulera des recommandations au ministre de l’Environnement, George Heyman.

La province veut s'assurer que les compagnies pétrolières transportant du bitume en Colombie-Britannique respectent cinq critères en cas de déversement :

« Nous ne pensons pas qu’il y aura de déversement. Mais, s’il y a un risque potentiel que des matières polluantes se retrouvent dans l’environnement, nous voulons nous assurer que les responsables seront préparés », explique le ministre de l'Environnement dans un communiqué.

Le comité d'experts devra aussi déterminer si le bitume dilué peut être nettoyé efficacement en cas de déversement et quelle est la meilleure façon de le faire.

Le ministre de l'Environnement, George Hayman, assure que l'annonce ne vise pas directement Kinder Morgan, simplement le bitume et ses risques sur l'environnement.

Rachel Notley dénonce

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, qualifie « d'irréfléchie » la décision de la Colombie-Britannique.

« Ce jeu peut avoir de sérieuses conséquences pour les emplois de milliers de Canadiens », poursuit Rachel Notley.

De son côté, Greenpeace, un organisme à la défense de l'environnement, salue cette initiative des néo-démocrates : « L’annonce d’aujourd’hui représente un coup dur pour Kinder Morgan. [...] L’eau et le bitume ne se mélangent pas, et lorsque le panel scientifique tirera les mêmes conclusions, Kinder Morgan se retrouvera avec un pipeline dont il ne saura se servir. »