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La cote de crédit de l’Alberta une nouvelle fois revue à la baisse

L'agence de notation Standard & Poor's a baissé pour la seconde fois en cinq mois la cote de crédit de l'Alberta de AA+ à AA jeudi.

Selon Standard & Poor's, cette baisse reflète « la très faible performance budgétaire » de la province. La croissance de la dette, qui atteindra 57,6 milliards de dollars d'ici 2019, représente un « imposant fardeau », ce que critique l'agence de notation.

Le mois dernier, Moody's Investor Service et DBRS ont toutes deux diminué la cote de crédit de l'Alberta, inquiètes vis-à-vis de sa dette après l'annonce du budget néo-démocrate, lequel inclut un déficit de 10,4 milliards de dollars cette année.

En décembre, Standard & Poor's avait une première fois baissé la cote de crédit de l'Alberta de AAA à AA+.

L'agence considère que la province tarde à prendre des mesures pour réduire les déficits budgétaires et que rien ne semble démontrer que cela changera au cours des deux prochaines années.

D'après l'agence, la province doit instaurer une taxe de vente provinciale pour pallier les faibles finances.

Le ministre des Finances, Joe Ceci, a réaffirmé que l'Alberta n'introduirait de taxe de vente provinciale. « Ce qui aiderait nos finances dans le long terme est une meilleure économie. Celle-ci ne viendra que si nous diversifions notre économie et que nous ne comptons plus autant sur le pétrole et le gaz naturel, comme nous avons pu le faire dans le passé. »

Des salaires à la baisse, dit le Wildrose

De son côté, le chef du parti d'opposition officielle, Brian Jean, a dit ne pas être surpris par la diminution de la cote de crédit de la province. Selon lui, le gouvernement n'a pas de plan de remboursement de la dette.

Interrogé à propos de la pertinence d'une taxe de vente, Brian Jean a estimé que l'Alberta devrait réduire certains salaires de la fonction publique, plutôt que de les augmenter. « Cela montre qu'ils [le gouvernement] n'ont pas de réelles intentions de faire quoi que ce soit d'autre que d'augmenter les impôts », considère-t-il.

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