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La crise immobilière va au-delà des acheteurs étrangers, selon un professeur de Vancouver

Un professeur de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) dit qu'une interdiction sur les acheteurs étrangers ne règle pas le problème de la spéculation immobilière à Vancouver.

« On veut nous faire croire que les acheteurs étrangers sont tous des spéculateurs, des investisseurs et des propriétaires de maison de vacances tandis que tous les Canadiens habitent dans une propriété qui leur appartient », dit Nathan Lauster, professeur associé en sociologie à UBC.

Selon M. Lauster, il y a cinq fois plus d’investisseurs canadiens dans le marché immobilier de Vancouver que d’investisseurs étrangers.

Au total, 45 milliards de dollars de propriétés du Grand Vancouver appartiennent à des étrangers comparativement à 227 milliards de dollars pour des résidents canadiens.

En décembre, un sondage de Statistique Canada a révélé que moins de 5 % de l’immobilier à Vancouver appartient à des résidents d’un pays autre que le Canada.

Pourtant, certains arguments soutiennent que la proportion d’acheteurs étrangers est en réalité beaucoup plus élevée, mais que les propriétaires se cachent derrière des sociétés-écrans, des prête-noms et des fiducies.

Augmenter les impôts fonciers

La semaine dernière, le chef du Parti vert Andrew Weaver a proposé d’interdire l’achat de propriété pour tous ceux qui ne paient pas d’impôts canadiens.

Nathan Lauster propose plutôt d’équilibrer les impôts, notamment en augmentant les impôts fonciers et en diminuant les impôts sur le revenu.