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La culture des fraises plonge sur l'Île-du-Prince-Édouard

La superficie des terres consacrées à la culture des fraises a chuté, depuis six ans, sur l'Île-du-Prince-Édouard, à cause du manque de relève pour remplacer les producteurs qui partent à la retraite.

Les fraises se raréfient dans les champs de l'Île avec la baisse du nombre de cultivateurs. « Ça nous inquiète », dit Matthew Compton, président de l'Association des cultivateurs de fraises de l'Î.-P.-É..

« Nous voulons que les gens de l'Île puissent se procurer des baies de chez nous. On ne veut pas des baies de la Nouvelle-Écosse ou d'ailleurs, parce qu'on sait que l'on peut mettre un bon produit sur la table. »

De nombreux cultivateurs à la retraite

Selon Statistique Canada, 41 hectares de fraises ont été cultivés en 2016, comparativement à 79 en 2011. Des 20 cultivateurs commerciaux qu'on trouvait sur l'Île il y a quelques années, une douzaine subsiste.

Matthew Compton a 32 ans. « Je suis probablement le plus jeune cultivateur sur l'Île! »

La culture des fraises est très exigeante, dit-il, ce qui peut être dissuasif pour la relève. « Ça prend une année pour qu'un champ de fraises soit bien énraciné et pendant cette année-là, il faut constamment tailler [les plants], tout gérer, désherber. C'est beaucoup de travail! »

Les producteurs qui subsistent cherchent toutefois à prendre de l'expansion. Pour sa part, M. Compton a doublé la superficie de ses terres cultivées pour accroître sa production.

Il croit que la récolte sera bonne, cette année. « Les fleurs sont là, les abeilles sont au travail dans les champs, c'est une question de jours. »

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