Retour

La culture du lin intéresse de plus en plus de producteurs du Bas-Saint-Laurent

Le lin est admissible pour la première fois cette année à l'assurance récolte, ce qui a permis de doubler les superficies cultivées dans la MRC de La Mitis. Cet engouement lui donne espoir de concrétiser son projet d'implanter une usine de transformation sur son territoire.

Depuis 10 ans, les parcelles où est cultivé le lin se sont multipliées dans la Mitis. Selon Jonathan Ferté, conseiller au développement agroalimentaire de la MRC de La Mitis, la plante est maintenant cultivée sur une superficie totale 250 hectares.

Cette expansion est en partie due au fait que le lin est maintenant couvert par l'assurance récolte. La Coop Purdel, qui a acheté environ 40 tonnes de graines de lin produites dans la région l'an dernier, affirme qu'elle pourrait en acheter encore beaucoup plus.

En plus d'embellir le paysage lors de sa floraison, le lin se vend deux fois plus cher que l'orge ou le blé.

Selon Jean Côté, de la Ferme Blanco de Sainte-Luce, le rendement des céréales est plus élevé que celui du lin, mais le lin demeure plus payant parce que la plante exige moins d’engrais et de culture.

Pas d’usine de transformation pour l’instant

Malgré la hausse des superficies cultivées, ce n'est pas demain qu'une usine de transformation du lin sera implantée dans la Mitis.

Jonathan Ferté explique que la MRC travaille actuellement à concevoir un projet à plus petite échelle qui correspond à la production locale actuelle.

En attendant, les curieux peuvent emprunter la route du lin, qui s’étend de Métis-sur-Mer à Sainte-Luce, pour profiter de la floraison de la plante. Il est recommandé d’y aller en matinée, puisque les fleurs fanent au cours de la journée.

D’après les informations de Julie Tremblay