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La direction de l'ABI veut reprendre les négociations

La direction de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) souhaite entamer de nouvelles négociations avec le syndicat des Métallos, qui représente les 1030 employés en lock-out depuis le 11 janvier.

L'ABI en a informé le ministère du Travail.

Par voie de communiqué, l'ABI se dit prête à entamer de nouvelles négociations dans le but de signer une convention collective pluriannuelle.

Les négociations se dérouleront en présence des médiateurs, Lucien Bouchard et Jean Nolin.

Une date pour une première rencontre n'a pas encore été décidée.

Depuis le début du lock-out, la direction de l'ABI indique avoir fait « une analyse opérationnelle approfondie afin de développer de nouvelles solutions qui permettront d'améliorer la productivité et la compétitivité de l'aluminerie. »

La partie syndicale s'est réjouie de ce qui semble être une avancée dans le dossier.

« Nous sommes très heureux », a confirmé Clément Masse, le président de la section locale 9700 des Métallos. « Ça fait longtemps que nous sommes prêts à retourner à la table de négociation. »

Jeudi, le syndicat des Métallos s’est dit sans nouvelle du médiateur spécial nommé par Québec, Lucien Bouchard.

L’ancien premier ministre a été nommé au dossier de l’ABI le 23 avril, quelques jours après une sortie publique d’élus de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Briseur de grève

Le Tribunal administratif du travail (TAT) a partiellement donné raison au syndicat des Métallos en accordant une ordonnance provisoire de cesser l'utilisation des services d'un employé considéré comme un briseur de grève. Une ordonnance permanente sera débattue le 14 mai.

Le tribunal ordonne aussi à l'ABI de fournir la liste complète de toutes les personnes embauchées après le 25 août 2017 ainsi que leur titre d'emploi. L'employeur est aussi tenu de fournir la liste des cadres en poste en date du 24 août 2017.

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