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La Fédération du personnel de soutien scolaire dénonce la précarité de ses membres

La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) réclame des investissements majeurs pour améliorer les conditions de travail de ses membres et faciliter l'attraction et la rétention du personnel scolaire, notamment en Gaspésie.

Un texte de Catherine Poisson

La FPSS-CSQ s'est arrêtée à Gaspé jeudi et sera aux Îles-de-la-Madeleine vendredi dans le cadre de sa tournée à travers la province, en vue de la négociation de la prochaine convention collective, qui sera échue en 2020.

Le président de la Fédération, Éric Pronovost, dresse un portrait plutôt sombre où le personnel est sous-payé, surchargé et finit souvent par quitter le secteur public au profit d'un emploi au privé.

Cette précarité nuit à l'attraction et à la rétention du personnel scolaire partout au Québec et particulièrement en Gaspésie, selon M. Pronovost.

« On remplace souvent un poste sur deux ou trois et les gens se ramassent avec une charge de travail énorme », déplore-t-il.

La lourdeur des tâches à effectuer est aussi accentuée par les petits horaires attribués au personnel de soutien scolaire, selon la présidente du Syndicat des travailleurs de l'éducation de l'Est-du-Québec (STEEQ-CSQ), Anne Bernier.

« C'est pas rare qu'on voit des postes de 7 heures, 10 heures, ou 15 heures par semaine. Personne peut faire vivre une famille avec ça », souligne la présidente du STEEQ-CSQ.

Investissements demandés

Pour Mme Bernier, la cause de ces problèmes est simple : « la pénurie s'est créée par les coupures du gouvernement ».

Elle reproche également au gouvernement d'investir très peu en début d'année scolaire, puis davantage alors que l'année scolaire est pratiquement terminée.

« Sans dire que c'est trop tard, il faut se dépêcher d'investir pour ne pas perdre cet argent-là. Mais les services ne sont pas là quand on en a besoin », souligne la présidente du STEEQ-CSQ.

Mme Bernier et M. Pronovost unissent leurs voix pour réclamer des investissements majeurs, une augmentation des postes disponibles et des ressources correspondant aux besoins réels.

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