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La grève se poursuit au Vieux-Port de Montréal

Les employés syndiqués du Vieux-Port de Montréal poursuivent leur mouvement de grève, après avoir rejeté, lors d'une assemblée mercredi soir, l'entente de principe conclue cette semaine entre leur syndicat et la direction portuaire.

Les membres affiliés au Syndicat des employés du Vieux-Port de Montréal (SEVPM) se sont prononcés contre l'entente lors d'un « vote très serré », a affirmé le président du SEVPM, Konrad Lamour. Ce dernier refuse toutefois de voir dans ce rejet une forme de désaveu pour les représentants syndicaux.

Le comité de négociation syndical ne veut pas révéler les points qui demeurent en litige « pour ne pas compromettre le processus de négociation », justifie M. Lamour.

Toutefois, il précise que le comité est prêt à rencontrer l'employeur pour négocier une nouvelle entente.

Depuis le mois de mai, le Vieux-Port de Montréal est touché par un mouvement de grève des 300 employés fédéraux membres du SEVPM, section locale de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC-Québec).

Les revendications salariales sont au cœur de cette crise. Le syndicat réclame un salaire minimum de 15 $ l'heure pour ses membres, qui comprennent notamment des préposés à la billetterie, au stationnement et à l'entretien, ainsi que des vendeurs et des agents de sécurité.

Le syndicat révèle que 50 % des employés sont payés en dessous de 15 $ l'heure. Une affirmation démentie par la Société du Vieux-Port, qui avance un pourcentage de 38 %.

En espérant l'ouverture de nouvelles négociations dans les jours à venir, le SEVPM critique l'injonction qui interdit aux grévistes d'accéder au site. Par une telle mesure, les autorités du Vieux-Port cherchent à « briser la grève » en faisant appel aux syndiqués qui seraient disposés à travailler, indique Magali Picard, vice-présidente régionale de l'AFPC-Québec.