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La hausse des taux d’intérêt risque de se répercuter sur les loyers à Vancouver

La Banque du Canada a annoncé mercredi une augmentation de son taux directeur de 0.5 % à 0,75 %, ce qui pourrait pousser les habitants de la région de Vancouver à louer, plutôt qu'acheter un bien immobilier, selon un économiste de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Dans la foulée de l’annonce de la Banque du Canada, plusieurs institutions financières ont indiqué qu’elles faisaient passer leur taux préférentiel de 2,70 % à 2,95 % à compter de jeudi. Le taux préférentiel sur les prêts est celui que les banques utilisent pour établir les taux d'intérêt des hypothèques à taux variables et d'autres prêts.

Pour le marché locatif dans le Grand Vancouver, la mesure pourrait se traduire par une augmentation des loyers, selon Tom Davidoff, professeur à la Sauder School of Business de UBC.

« Le plus gros impact va être les gens qui vont décider de ne pas entrer sur le marché des propriétaires, a-t-il commenté au micro de l’émission On The Coast. Les gens vont se dire : "Je paie moins en loyer qu’en intérêts. Oublie ça, je vais continuer à louer" ».

Tom Davidoff ajoute que les propriétaires existants pourraient aussi décider de capitaliser sur cette hausse des taux d’intérêt, vendre leur propriété et revenir à la location. D’après lui, lorsque des propriétaires redeviennent locataires, la pression sur les prix locatifs s’accentue.

Et les prêts à la construction?

Des répercussions pourraient aussi se faire sentir sur les prêts à la construction, notamment pour les propriétaires qui n’ont pas encore conclu la vente et qui pourraient voir les prix grimper.

Cette nouvelle situation va aussi, croit-il, compliquer la vie des premiers acheteurs.

Coût de portage vs prix affiché

Même si la hausse des taux hypothécaires pourrait décourager d’éventuels futurs propriétaires, le président et chef de la direction de l'agence immobilière Royal LePage, Phil Soper, estime, toutefois, que l'impact sera minime.

« Cela fera grimper le coût d'une habitation, parce que la plupart des gens achètent les habitations au coût de portage, pas au prix affiché, a noté M. Soper. Mais c'est très mineur et c'est intégré aux modèles de risque des banques depuis maintenant plusieurs années. »

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