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La hausse des taux hypothécaires presque acquise

La Banque du Canada hausserait son taux directeur dès la semaine prochaine. La Banque Royale (RBC) semble d'ailleurs si convaincue des intentions de Stephen Poloz, gouverneur de la banque centrale, qu'elle a déjà décidé de relever ses taux hypothécaires.

Des opérateurs de marché sont convaincus qu'une hausse sera décrétée mercredi prochain. Ils s’attendent à une augmentation d'un quart de point, ce qui ferait passer le taux cible du financement à un jour – le taux directeur – de 0,5 % à 0,75 %. Si la hausse a bien lieu, il s’agira de la première en sept ans. Cette décision aura une influence sur les taux hypothécaires.

Ainsi, la Banque Royale a annoncé jeudi une augmentation de 20 points de base sur les hypothèques à taux fixe de deux, trois et cinq ans, qui sont passés respectivement à 2,54 %, à 2,64 % et à 2,84 %.

L'économiste Frances Donald, de Gestion d'actifs Manuvie, a estimé en entrevue à CBC que la décision de RBC représente « un autre signe que les intervenants du secteur économique se préparent à une augmentation du taux mercredi prochain ».

« Nous sommes clairement au début d’un cycle de raffermissement, influencé non seulement par la Banque du Canada, mais aussi par plusieurs autres facteurs », a ajouté Mme Donald.

L'économie mûre pour une hausse

Plusieurs indicateurs économiques donnent en effet des munitions à la Banque pour décréter une hausse de son taux directeur.

La croissance économique est plus importante au pays qu’on ne l’avait anticipé, et la confiance des entreprises canadiennes est à son plus haut depuis 2011.

Le taux de chômage au Canada a diminué de 0,1 point en juin pour se situer à 6,5 %, a indiqué vendredi Statistique Canada.

De plus, les exportations ont atteint des niveaux records en mai, selon des données publiées jeudi. Elles ont grimpé de 1,3 % à 48,7 milliards de dollars, notamment en raison de plus fortes livraisons d'or sous forme brute vers le Royaume-Uni.

Les importations ont aussi atteint des niveaux historiques, progressant de 2,4 % à 49,8 milliards de dollars, mais cette hausse était largement alimentée par des importations ponctuelles dans le secteur du transport, nommément cinq nouveaux aéronefs.

Le déficit commercial du Canada est ainsi passé à 1,1 milliard de dollars en mai, alors qu'il était de 552 millions de dollars le mois précédent.

Le dollar canadien a également repris une certaine vigueur ces derniers temps, attribuable aux changements dans les attentes du marché vis-à-vis de la Banque du Canada.

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