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La hausse du salaire minimum inquiète le secteur maraîcher québécois

Face à la hausse progressive du salaire minimum, étalée sur quatre ans, annoncée par Québec, le secteur maraîcher québécois demande des mesures d'atténuation fiscales ou financières.

L'Association des producteurs maraîchers du Québec convient que ces augmentations aideront certainement les personnes à faible revenu, mais elle s'inquiète grandement des conséquences pour le secteur de la production des fruits et des légumes.

Le directeur général de l'Association, André Plante, souligne que la main-d’œuvre dans ce secteur représente en moyenne 40 % du prix de revient, et jusqu'à 70 % pour certains produits. Il soutient que les fermes n'ont pas de marge de manœuvre pour augmenter leurs coûts de production et les prix de vente.

M. Plante ajoute que les producteurs maraîchers opèrent dans un environnement où ils doivent, d'un côté, payer les intrants à la production aux prix fixés par des fournisseurs souvent internationaux et, de l'autre côté, vendre leurs produits à des prix de plus en plus compétitifs, les marchés de détail étant régis par une politique des prix les plus bas, et ce, sans égard à la provenance des produits.

Selon lui, pour que le secteur maraîcher demeure compétitif, le gouvernement devra mettre en place des mesures d'atténuation fiscale ou financière. L'Association demande également à Québec de mener une consultation rigoureuse auprès des l'ensemble des secteurs agricoles plus fragiles afin de cerner les impacts des hausses accentuées du salaire minimum sur la compétitivité.

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