Retour

La marijuana pourrait-elle nuire aux microbrasseries de la C.-B.?

Le président de la microbrasserie et distillerie Central City, Darryll Frost, craint l'impact de la future légalisation de la marijuana récréative sur son entreprise.

« Une fois légal, je crois que [le cannabis] deviendra plus populaire, et évidemment que ça aura des conséquences », croit le président.

Pour Darryll Frost, il n’y a pas de doute. La légalisation de la marijuana prévue en juillet prochain incitera les gens à dépenser leur argent pour consommer ce produit, plutôt que pour boire de la bière.

La réalité semble toutefois être différente dans l’État de Washington, où le cannabis est déjà légal.

La brasserie artisanale Boundary Bay à Bellingham est d'ailleurs bien placée pour en témoigner. Elle est située en face d’un magasin qui vend de la marijuana.

Le gérant de la brasserie affirme que la légalisation a eu l’effet contraire et lui a attiré de nouveaux clients.

Les microbrasseries en C.-B.

Les bières artisanales sont devenues très populaires en Colombie-Britannique. À tel point que les multinationales, comme l’entreprise belge AB InBev et la Japonaise Sapporo, tentent d’acquérir des microbrasseries.

Par définition, une bière artisanale est un produit fait à partir de techniques traditionnelles, sans agent de conservation et avec une forte teneur en malt d’orge.

Darryll Frost explique que ces entreprises internationales tentent activement d’acheter des brasseries locales afin de retrouver leur caractère compétitif sur le marché.

« Si tu ne peux pas les battre, joins-toi à elles. » C’est le message que perçoit Jason Meyer, le cofondateur de la brasserie Driftwood à Victoria.

Il voit bien que les multinationales ont souffert de l’explosion du nombre de brasseries depuis plusieurs années.

Statistique Canada montre d’ailleurs que les ventes des microbrasseries de la Colombie-Britannique ont augmenté de 51,75 % entre 2014 et 2015.

Déjà dans la province, la brasserie Granville Island fait partie de l’entreprise Molson Coors et la brasserie Okanagan Spring appartient à Sapporo.

Certains craignent les conséquences qui peuvent résulter de l’achat des bières artisanales par les grandes entreprises.

Plus d'articles

Commentaires