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La mine Tio de Havre-Saint-Pierre pourrait fermer en 2019, selon le Syndicat des métallos

Le Syndicat des métallos dénonce l'attitude de Rio Tinto Fer et Titane lors des rencontres convoquées à Sept-Îles cette semaine pour rouvrir la convention collective des travailleurs de Havre-Saint-Pierre.

Selon l'organisation syndicale, Rio Tinto s'est livrée à une « mascarade » plutôt qu'à un dialogue constructif pour tenter de renouveler la convention collective de façon anticipée.

Le coordonnateur régional du Syndicat des métallos, Nicolas Lapierre, estime que Rio Tinto Fer et Titane formule des demandes idéologiques inacceptables.

Selon le Syndicat, la minière menace de s'approvisionner encore davantage en minerai à l'étranger pour alimenter son usine de Sorel-Tracy.

Nicolas Lapierre ignore à quel avenir peuvent aspirer les travailleurs de Havre-Saint-Pierre. « Mais c’est clair que, nous, négocier avec une épée de Damoclès comme ça, ce n’est pas un climat qui est très propice à trouver un terrain d’entente », ajoute-t-il.

Du côté de Rio Tinto Fer et Titane, la porte-parole Claudine Gagnon assure que la partie patronale est disponible pour reprendre les pourparlers avec le Syndicat des métallos rapidement.

« Il est nécessaire de se concentrer sur les défis à relever pour assurer notre avenir commun, en tenant compte entre autres de l’évolution du marché et des performances actuelles de la mine qui doivent continuer de s’améliorer », fait valoir Claudine Gagnon, dans un communiqué.

La porte-parole de Rio Tinto Fer et Titane n’a pas voulu confirmer directement la menace dont parlent les syndiqués pour l’avenir de la mine. « C’est certain par contre qu’il faut stabiliser nos sources d’approvisionnement du côté de Sorel-Tracy et il y a aura des décisions qui devront se prendre au cours des prochaines semaines si on n’arrivait pas à une entente », précise Claudine Gagnon.

La mine de Havre-Saint-Pierre est en compétition avec les installations de la compagnie à Madagascar pour l’approvisionnement de l’usine de Sorel-Tracy, ajoute Claudine Gagnon.

Les 230 travailleurs de la mine d'ilménite, en service depuis 1950, ont terminé jeudi une période d'opération de 12 semaines. La mine sera fermée pour les 8 prochaines semaines, avant de rouvrir pour 12 semaines.

Il y aurait actuellement 100 employés sur la liste de rappel. La compagnie a annoncé cette semaine qu’elle allait retrancher 32 postes.

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