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La MRC de la Vallée-de-l'Or recrutera des travailleurs en Tunisie

Une délégation de la MRC de la Vallée-de-l'Or se rendra à Tunis pour une mission de recrutement de main-d'oeuvre. Le préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or, Pierre Corbeil, prendra part à la mission.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

La mission, qui aura lieu du 18 au 23 juin, est la troisième et dernière d'un projet pilote financé par le ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI) et de Québec International. Une première mission avait eu lieu au Brésil en avril et une autre aux Journées Québec à Paris en mai.

Cette fois, le préfet de la MRC de la Vallée-de-l'Or, Pierre Corbeil, prendra part à la mission. « On agira à titre de représentants d'entreprises comme Produits forestiers Résolu, Fournier et Fils, qui ont besoin de main-d'oeuvre. On sera là aussi comme promotteur. Dans ces juridictions-là, les interlocuteurs politiques ont une grande crédibilité », explique-t-il.

Un moyen efficace?

Le copropriétaire de l'entreprise Arkys, qui oeuvre dans les technologies de l'information, Frédéric Fradette, a participé à la dernière mission à Paris.

Selon lui, ce genre de mission est efficace. « C'étaient deux jours intensifs d'entrevues, raconte-t-il. Lors de notre première journée, on a rencontré 20 personnes, donc un total de 400 minutes d'entrevues. Ça vaut la peine, au total, on a rencontré 35 personnes au cours de notre séjour à Paris. »

De ce voyage, des candidats sérieux seraient même sur le point de s'installer. « Aujourd'hui même, on finalise une entente avec une personne qui devrait s'en venir, si tout va comme on veut. On souhaite en ajouter deux, qui sont issues de ces deux missions-là, d'ici la fin de l'année 2018 », indique Frédéric Fradette.

À la recherche de mécaniciens

Au Centre du Camion MABO, le président, Yan Milette, cherche sans cesse des mécaniciens. Aussi de la mission à Paris, il pense avoir réussi à recruter sept personnes. Par contre, les démarches subséquentes demeurent complexes pour une première expérience avec l'immigration, constate-t-il.

« On pensait que tout était organisé et facilité, mais en fait, on est dans le processus de départ. Il faut établir nos contacts, établir les formulaires à compléter, s'assurer que ça se rende à la bonne personne », mentionne-t-il.

Yan Milette souhaite donc que dans les prochaines années, un processus plus rapide puisse être pensé par les gouvernements pour faciliter la venue des étrangers ayant déjà trouvé un travail, particulièrement pour les quarts de métier plus rares, comme mécanicien.

« Ces gens-là pourraient avoir le droit d'avoir accès à des permis temporaires de travail où ce n'est pas encore existant dans certains métiers dont on a besoin en Abitibi, mais pas ailleurs au Canada », suggère-t-il.

Les candidats qui sont recrutés lors de ces missions peuvent par la suite bénficier des services d'autres organismes de la MRC pour, notamment, se trouver une maison ou un logement.