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La municipalité prend les rênes de la Station plein air de Saint-Pacôme

L'avenir de la Station plein air de Saint-Pacôme est désormais entre les mains de la municipalité. Celle-ci espère qu'un nouveau programme de Québec pourra lui permettre de relancer le centre de ski, qui est fermé depuis trois ans.

Un texte d’Ariane Perron-Langlois

La municipalité a repris le contrôle de la Station plein air des mains de l’organisme à but non lucratif qui la gérait depuis les années 1990. L’OBNL était incapable de rembourser un prêt de 250 000 $ contracté il y a 10 ans et cautionné par la municipalité.

« Comme on devait reprendre nos responsabilités, on a repris nos actifs aussi », résume la mairesse Nathalie Lévesque. Le remboursement de ce prêt coûtera 40 000 $ par an à la municipalité, soit le même montant qu’elle investissait dans la station jusqu’ici.

Mme Lévesque assure que le projet de relance est toujours sur la table, mais elle croit que des ajustements devront être faits. Selon elle, les estimations de l’OBNL sur les revenus et les coûts des opérations quotidiennes du centre de ski étaient trop optimistes.

« Quand on voit l’impact que ça a et la volonté du milieu de rouvrir cette station-là, on ne peut pas mettre ça de côté et dire que c’est terminé. Il faut rester optimiste, il faut rester réaliste, mais je pense qu’on n’a peut-être pas encore tout fait », soutient la mairesse.

Une nouvelle aide de Québec?

La municipalité souhaite faire une nouvelle demande de financement en vertu du programme annoncé par Québec, le mois dernier, pour aider les stations de ski dans leurs opérations d’enneigement artificiel.

« On a lu ça et il y a comme une musique qui est venue à nos oreilles parce que c'est de ça qu'on a besoin! Les stations de ski au Québec ne peuvent pas assurer leur pérennité sans enneigement artificiel », soutient Mme Lévesque.

Québec a déjà annoncé qu’il investirait 290 000 $ dans le projet de relance de la station. De plus, une campagne de financement a permis d’amasser 450 000 $ dans la communauté. Le projet, qui prévoit une remise à niveau des remonte-pentes et du chalet, est évalué à 750 000 $.

Manque de liquidités

De son côté, l'ex-présidente de l'organisme à but non lucratif qui gérait la station plein air de Saint-Pacôme, Louise Chamberland, croit qu'une relance est toujours possible, puisque l’argent amassé pour la remise à niveau des installations reste disponible.

Mme Chamberland soutient que le principal obstacle qui freinait l'OBNL est le manque de liquidités. Par exemple, certains dons amassés auprès des entreprises seront versés sur cinq ans et la subvention de Québec sera versée après les travaux.

La station plein air de Saint-Pacôme est fermée depuis 2014, puisque ses installations ne répondaient plus aux normes de sécurité.

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