La bourse de Toronto a suivi la tendance mondiale vendredi, poursuivant sa chute, alors que les inquiétudes sur la croissance mondiale ont fait plonger les marchés financiers asiatiques, européens et nord-américains.

À Toronto, l'indice SP/TSX était en baisse de 263 points à la fin de la séance, son plus bas niveau en 18 mois. L'indice avait baissé de 300 points jeudi, en raison de chutes importantes dans les secteurs financiers et de l'énergie.

Le prix du baril de pétrole continue de plonger pour une huitième semaine avec une baisse de 1,03 $ US pour atteindre 40,29 $ US. Le cours du pétrole n'avait pas connu une aussi longue chute depuis 30 ans.

Le dollar canadien s'échangeait à 75 ¢ US en fin de journée vendredi.

Tous les yeux tournés vers la Chine

La croissance économique faiblit rapidement en Chine en ce moment. Le gouvernement chinois est intervenu massivement au cours des dernières semaines pour tenter de stimuler son économie et réfréner la bulle boursière et la bulle immobilière qui semblent éclater.

L'activité manufacturière chinoise est tombée au mois d'août à son plus bas niveau depuis 2009. Les exportations de la deuxième économie mondiale sont également en recul de 8 % sur 12 mois. Les taux d'intérêt ont été abaissés et la devise chinoise a été dévaluée. Plus de 100 milliards de dollars ont été injectés dans les banques chinoises pour tenter de juguler la fuite des capitaux.

Une faible croissance ou une récession en Chine a « un impact majeur, car il s'agit de la deuxième plus importante économie mondiale », dit David Baskin, président de Baskin Wealth Management.

La Chine est intervenue massivement au cours des dernières semaines pour tenter de stimuler son économie, pour tenter de réfréner la bulle boursière et la bulle immobilière qui semblent éclater.

L'activité manufacturière chinoise est tombée au mois d'août à son plus bas niveau depuis 2009.

Dernier en date d'une série d'indicateurs macroéconomiques décevants, l'indice PMI manufacturier « flash » publié vendredi suggère que l'activité manufacturière en Chine a connu en août sa plus forte contraction depuis la crise financière et conforte les craintes d'un atterrissage brutal de l'économie chinoise.

Cette annonce a fait chuter les marchés financiers à travers le monde, qui avaient déjà accusé le coup de l'effondrement des Bourses chinoises au début de l'été et de la dévaluation surprise du yuan le 11 août.

L'indice Dow Jones a reculé de 530 points alors que le Nasdaq a terminé en recul de 171 points. Le S&P 500 a cédé 64 points.

Les Bourses européennes et asiatiques ont toutes clôturé en forte baisse, l'indice Eurostoxx 50 perdant plus de 3 %, l'indice Nikkei a chuté de 598 points, et à Hong Kong, le Hang Seng a également dégringolé de 349 points.

« Je pense que cette volatilité devrait persister au moins jusqu'à la fin de l'année », observe Nigel Green, directeur général de deVere Group. Il ajoute toutefois que « pour la plupart des investisseurs à long terme, les craintes d'une apocalypse financière à courte échéance sont exagérées ».

Les économistes se demandent toutefois jusqu'à quel point les États-Unis pourraient être affectés par ce qui se passe actuellement. Du côté du Canada, le pétrole qui chute n'est pas une bonne nouvelle.

Prix des aliments à la hausse au Canada

Le taux annuel d'inflation a augmenté de trois dixièmes de point en juillet au Canada par rapport au mois précédent. Il se situait à 1,3 %.

Statistique Canada précise que la hausse, freinée par le coût de l'énergie, a surtout été attribuable aux prix plus élevés des aliments.

Au Québec, le taux d'inflation a également grimpé de trois dixièmes de point pour se fixer à 1,3 %.

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