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La plupart des marchés canadiens de l'habitation surévalués, dit la SCHL

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) affirme que la majorité des marchés canadiens de l'habitation sont surévalués, mais s'attend à un ralentissement de la hausse des prix jusqu'en 2018.

L'autorité en matière d'habitation au pays décèle des signes élevés de conditions problématiques dans l'ensemble du Canada en raison de cette surévaluation, selon une mise à jour publiée mercredi.

L'économiste en chef de la SCHL Bob Dugan explique que cela signifie que : « les prix des logements demeurent supérieurs aux niveaux correspondant au revenu personnel disponible, à la croissance démographique et à d'autres facteurs fondamentaux ».

Une mise en garde lancée aux Canadiens

Pour Étienne Beaudoin, courtier hypothécaire à Burnaby, en banlieue de Vancouver, et ancien directeur du développement des affaires à la SCHL à Vancouver, l'autorité lance ainsi une mise en garde. « Ce que la SCHL essaie de faire avec cette évaluation, c'est de prévenir les Canadiens qu'il y a peut-être des petits problèmes à certains endroits au Canada et ils essaient que le marché se corrige par [lui-même] parce que la dernière chose que la SCHL veut voir, et le gouvernement canadien, c'est que le marché immobilier tombe comme aux États-Unis », a-t-il expliqué en entrevue à l'émission Phare Ouest.

« Historiquement, je crois que la SCHL avait peur d'influencer le marché. (...) Depuis que Evan Siddall est le président de la SCHL depuis 2014, je crois que son approche est beaucoup plus transparente avec les Canadiens. Son approche a été que si on dit que le marché est surévalué à Toronto ou Vancouver par exemple, probablement que le marché pourrait se corriger par lui-même », a-t-il aussi affirmé.