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La présidence de Trump : « une vraie menace », dit Gallant

Fredericton dénonce la décision de l'administration américaine d'imposer des droits compensateurs sur les exportations de bois d'œuvre. Par contre, le premier ministre Brian Gallant dit que les possibilités de venir en aide aux entreprises touchées sont limitées.

C’est la première fois que le premier ministre du Nouveau-Brunswick dénonce aussi ouvertement le président américain Donald Trump. « C’est une journée assez difficile pour plusieurs, nos pensées sont avec les familles, les communautés, les entreprises qui dépendent sur les exportations du bois aux États-Unis », a-t-il exprimé.

Il a dit croire que la décision de l’administration du nouveau président américain pourrait très bien causer des pertes d’emplois au Nouveau-Brunswick.

Pour le moment, la décision de Washington est préliminaire. Une décision finale pourrait venir aussi tard qu’en janvier 2018.  « D’ici ce temps là, on va avoir des entreprises dans l’industrie qui vont avoir un impact assez négatif, il n'y a pas de doute », a dit Brian Gallant.

Entre temps, pour ne pas être accusé de subventionner l’industrie, le gouvernement se voit limité dans l’aide qu’il peut offrir. « Je peux vous dire qu’on va faire tout ce qu’on peut pour aider les gens qui sont affectés, pour aider les communautés qui sont affectées », a expliqué le premier ministre.

Il a affirmé que l’aide allait être présente pour les Néo-Brunswickois, mais qu’il fallait être très prudents. Il a rappelé que cette aide pourrait être vue « comme des subventions qui vont à l’encontre du libre-échange qu’on est censé avoir entre nos deux pays ».

Brian Gallant a également indiqué qu’à terme, le gouvernement du Nouveau-Brunswick allait aider l’industrie à se moderniser et à trouver d’autres marchés pour diversifier leurs exportations.

Déception en Nouvelle-Écosse

Avec le choix de l’administration américaine de reporter la décision sur l’exemption de la Nouvelle-Écosse. Le ministre du Commerce de la Nouvelle-Écosse, Michel Samson, dit être très déçu, mais affirme que son gouvernement continuera les discussions afin de maintenir l’exclusion.

Les exportations de bois d’œuvre de la Nouvelle-Écosse vers les États-Unis sont évaluées à 90 millions $ et des droits compensateurs de près de 20 % auraient de graves répercussions sur l’industrie, croit le ministre.

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