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La presse convertie en OBNL : des médias nord-côtiers restent optimistes

La baisse constante des revenus publicitaires, qui a forcé le quotidien La Presse à se convertir en organisme sans but lucratif, inquiète des médias nord-côtiers. Le journal le Nord-Côtier à Sept-Îles ainsi que le Trait-D'union du Nord à Fermont croient toutefois que leur média occupe encore une place importante dans leur communauté.

La présidente du conseil d’administration du journal communautaire le Trait d’union du Nord, Louise Vachon, affirme que les réseaux sociaux sont les plus grands concurrents de son média.

C’est aussi ce que note l’éditeur et copropriétaire du Nord-Côtier, Gino Lévesque. À Sept-Îles, de plus en plus de petits annonceurs se tournent vers les médias sociaux pour diffuser gratuitement de l’information, dit-il.

Malgré tout, Gino Lévesque indique que son journal n’a vu ses revenus publicitaires diminuer que de 10 % dans les dernières années. Il souligne que le journal a toutefois dû faire des pieds et des mains pour limiter cette baisse.

Important lectorat

Le lectorat est au rendez-vous et les organismes comptent sur la presse écrite locale pour se faire entendre, affirment les deux éditeurs.

Gino Levesque croit que le gouvernement doit agir pour assurer le maintien de la qualité de l’information au Québec.

Par ailleurs, Louise Vachon estime que le Trait d’union du Nord, qui est imprimé aux deux semaines, doit explorer de nouvelles avenues pour s’adapter au marché. Elle croit notamment que le développement de la plateforme web permettra de rejoindre un plus grand nombre de lecteurs.