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La réalité virtuelle pour augmenter les ventes de vins canadiens

Une équipe de chercheurs de l'Université Brock à St. Catharines utilise la réalité virtuelle et la réalité augmentée pour comprendre les facteurs qui influencent l'achat de vin. Les résultats seront partagés avec l'industrie canadienne du vin pour augmenter les ventes de produits de chez nous.

Un texte de Claudine Brulé

Les lunettes de réalité virtuelle transporteront les participants de l'étude à différents endroits, pour étudier les éléments qui influencent leur choix de vin.

L'étudiante au doctorat Andréanne Hébert-Haché, qui participe à l'étude, explique que sans les nouvelles technologies, il faudrait déplacer quelque 200 participants d'un endroit à l'autre, d'une succursale de la LCBO à un magasin de vignoble par exemple, ce qui compliquerait les choses.

En plus de la réalité virtuelle, on compte aussi utiliser la réalité augmentée, avec des lunettes différentes.

Ces lunettes permettent aux participants de voir la réalité autour d'eux. En plus, des éléments qui ne se trouvent pas dans la pièce sont projetés dans les lunettes.

Il est ainsi possible par exemple de changer instantanément l'étiquette d'une bouteille qu'on tient dans la main et d'obtenir sur-le-champ la réaction du consommateur.

La recherche est menée à l'Institut d'œnologie et de viticulture en climat frais de l'université Brock.

Elle doit durer cinq ans et coûter 2,4 millions de dollars. La recherche est financée par les gouvernements provincial et fédéral, de même que l'industrie canadienne du vin.

Des données préliminaires seront partagées avec les vignerons canadiens, avant la fin de l'étude.

La directrice de l'Institut d'œnologie et de viticulture en climat frais à l'université Brock, la Dre Debbie Inglis, espère que les conclusions aideront les producteurs de vin canadiens à augmenter leur part de marché.

À l'heure actuelle, les Canadiens achètent 30 % de vins canadiens. Ils préfèrent les vins importés. Les Ontariens sont un peu plus nombreux à favoriser les produits d'ici, à 40 %.

Dre Inglis aimerait bien que la part de marché des vins canadiens atteigne les 50 %.