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La réglementation des prix de l’essence coûte cher aux consommateurs, selon un groupe de réflexion

L'Institut atlantique des études de marché (AIMS) estime que la réglementation des prix de l'essence, en Atlantique, a mené à des prix plus élevés pour les consommateurs.

Le groupe de réflexion conclut que les consommateurs en Nouvelle-Écosse, par exemple, paient 2,5 ¢ le litre d’essence de plus qu’ils l'auraient payé si les carburants n’étaient pas réglementés.

L’écart est moins grand dans les autres provinces, reconnaît AIMS, et dans certaines villes comme Fredericton ou encore Gander et Corner Brook à Terre-Neuve. Les prix moyens sont même plus bas depuis qu’ils sont réglementés, comparativement à ce qu’ils auraient été sans réglementation.

AIMS estime toutefois que la réglementation a créé une distorsion des marchés qui nuit à l’économie des provinces de l’Atlantique et que, dans l’ensemble, elle a coûté plus de 200 millions de dollars aux consommateurs.

« Y’a pas grand monde qui gagne en fait, déclare Marco Navarro-Génie, auteur de l’étude. Les fournisseurs gagnent un petit peu parce qu’ils ont un prix stable auquel ils peuvent vendre et aussi les gouvernements, parce les gens s’en plaignaient que des fois, il y avait de grands écarts d’un jour à l’autre entre les prix. »

AIMS souhaite donc la fin de la réglementation instituée en 2006 au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, en 2001 à Terre-Neuve-et-Labrador et en 1991 à l’Île-du-Prince-Édouard.

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