Retour

La renégociation de l'ALENA « cruciale » pour les provinces de l'Atlantique

Les discussions visant à moderniser l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) commencent cette semaine. Le Conseil économique des provinces de l'Atlantique (CEPA) croit que la renégociation de cet accord nord-américain est critique pour les provinces de l'Atlantique.

Un texte de Pascal Gervais

Le dernier rapport du CEPA indique que les provinces de l'Atlantique ont exporté, en 2016, pour près de 19 milliards de dollars en produits aux États-Unis. Il s'agit de 75 % de leurs exportations.

Les exportations vers le Mexique sont beaucoup moins importantes avec un montant de 102 millions.

En 2013, les exportations vers les États-Unis représentaient 12 % du produit intérieur brut des provinces de l'Atlantique.

Environ 91 000 emplois en Atlantique découlent de ces exportations, soit l’équivalent de 11,5 % des emplois en entreprise. Les emplois sont concentrés dans les secteurs de la fabrication, du transport, du commerce de détail et du pétrole.

Le Conseil économique des provinces de l'Atlantique rappelle que les entreprises nord-américaines sont interreliées et que les échanges sont importants.

Le 18 mai, l’administration Trump a avisé le Congrès qu’elle avait l’intention d’ouvrir les négociations afin de moderniser l’Accord de libre-échange nord-américain. La première série de négociations officielles entre le Canada, les États-Unis et le Mexique débute le 16 août, à Washington.

Pierre-Marcel Desjardins, économiste et directeur de l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton affirme que les provinces atlantiques sont préoccupées par la situation.

L'économiste ajoute : « On ne va pas arrêter les exportations vers les États-Unis, mais plutôt voir comment nous allons nous adapter à une certaine nouvelle réalité. »

Le bois d’œuvre, toujours une priorité pour le Nouveau-Brunswick

Les questions relatives au bois d’œuvre résineux, aux droits antidumping et aux droits compensateurs ne seront pas abordées lors des discussions sur l’ALENA. En avril, le département du Commerce des États-Unis a décidé, de manière provisoire, d’imposer des droits compensateurs sur le bois d’œuvre résineux du Canada.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, affirme que son gouvernement continue de mettre l’accent sur le dossier du bois d’œuvre et de défendre les intérêts du Nouveau-Brunswick.

« Les exportations de bois d’œuvre résineux vers les États-Unis permettent de créer des emplois dans notre province et contribuent à assurer des coûts de construction concurrentiels aux familles américaines. »

Le premier ministre n’a pas d’autre choix, car la contribution de l’industrie du bois d’œuvre à l’économie provinciale se chiffre à plus de 1,45 milliard de dollars par année. Sans oublier que le secteur emploie plus de 22 000 personnes et constitue une part importante des exportations des entreprises du Nouveau-Brunswick.

Plus d'articles

Commentaires