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La saison de motoneige s’annonce aussi bonne qu’en 2017 en Gaspésie

Encore une fois cette année, la saison de motoneige s'annonce bonne en Gaspésie, prédit Danis Pelletier, administrateur de la région de la Gaspésie et des Îles pour la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec.

Un texte de Brigitte DubéDanis Pelletier observe une augmentation de 10 % à 15 % du nombre de membres dans la région. Selon lui, les motoneigistes sont plus nombreux à prendre leur carte de membre quand la neige arrive avant la période des Fêtes, comme c’était le cas cette année.

M. Pelletier indique aussi que les touristes commencent à arriver à la suite de la récente tempête qui a laissé jusqu’à 90 centimètres de neige à certains endroits.

« Je pense qu’on est bien partis, ajoute-t-il. On s’entend que la Gaspésie, c’est une région très recherchée par les motoneigistes d’autres régions. »

La région Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine compte plus 3000 km de sentiers à parcourir et à entretenir. Ce qui donne beaucoup de travail aux bénévoles à la suite d’une tempête comme celle de la semaine dernière.

Saison prometteuse aussi à Matane

Du côté de Matane, la saison est tout aussi prometteuse, selon le président du Club Les Amoureux de la motoneige, Patrick Saucier.

« Il y a beaucoup de neige, constate-t-il. Les surfaceuses ont ça dur de ce temps-là! On a une centaine de membres de plus cette année qu'en 2017. En prévente en 2017, on avait vendu 624 cartes de saison et cette année, c’est 724. Les touristes commencent à arriver. Ça promet! »

Importantes retombées économiques

Du côté de l’Association touristique de la Gaspésie, la directrice générale Joëlle Ross précise qu’une bonne saison touristique de motoneige génère 40 millions de dollars en retombées économiques pour environ 35 000 visiteurs. C'était le cas en 2017.

Toutefois, ce chiffre est très conservateur, mentionne Mme Ross. « Pour obtenir ce montant, nous recensons les nuitées dans les hôtels et un montant pour l’essence et les repas, précise-t-elle. Mais c’est assurément davantage bien que c’est difficile à évaluer. »

Beaucoup de facteurs ne figurent pas dans les calculs. « On ne compte pas le tourisme de proximité, par exemple des motoneigistes du Bas-Saint-Laurent ou même de la Gaspésie qui se déplacent vers d’autres sentiers; ceux qui logent chez des proches non plus, même s’ils laissent de l’argent quand même. Les autres dépenses des touristes, comme l’équipement ou les réparations, ne figurent pas non plus dans ce montant; ni celles liées à la motoneige hors-piste. »

Gratuit les 20 et 21 janvier

Par ailleurs, la Fédération des clubs de motoneige propose pour une septième année les journées portes ouvertes les 20 et 21 janvier. Les motoneigistes pourront circuler sur les entiers sans payer de droits d’accès.

Selon la Fédération, 18 000 personnes en ont profité en 2017, dont 5000 provenaient de l’extérieur du Québec.