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La sécheresse menace les animaux d'élevage en Saskatchewan

Les agriculteurs et les éleveurs de la Saskatchewan craignent que la sécheresse qui sévit dans la province ait un impact négatif sur le bétail cette année.

Les bêtes ont notamment besoin d'herbe et d'eau, soit deux denrées rares quand les pluies se font attendre. L'enjeu est d'autant plus important que les sécheresses sont plus fréquentes que par le passé en Saskatchewan.

Russell Coward élève ainsi des bovins près de Chaplin, à 150 km de Regina. Il se dit inquiet face aux dégâts que pourrait causer l'absence prolongée de pluie.

D'après le ministère de l'Agriculture, l'état de sécheresse dans la province est dû aux chaleurs élevées couplées à de faibles précipitations et aux vents forts des derniers mois.

« Il n'y a rien à faire dans cette situation, nous dépendons de la météo, c'est quelque chose qui nous affecte beaucoup », explique l'éleveur.

Quand il fait sec, l'herbe est plus rare et moins riche. Les bêtes ont donc besoin de plus d'espace pour subvenir à leurs besoins alimentaires.

Le Programme de pâturages de la Saskatchewan qui loue des prés aux fermiers dans le besoin est utilisé à son maximum dans les zones de sécheresses. Il n'accepte pas de nouveaux troupeaux pour le moment.

Au-delà du manque de terrain, la rareté de l'eau pose aussi un problème pour l'hydratation des animaux.

« Il faudra transporter de l’eau et même trouver de nouvelles sources d'eau », précise Russell Coward.

Par ailleurs, le gouvernement offre un programme de subvention pour aménager de nouvelles structures d'approvisionnement.

Il recommande aux agriculteurs de vérifier régulièrement la qualité de l’eau, qui change rapidement quand il fait chaud. Le taux de salinité des abreuvoirs peut fortement augmenter à cause de l'évaporation et provoquer la mort des animaux par déshydratation.

En attendant la pluie, les fermiers de la Saskatchewan comptent sur les réserves d'eau accumulées grâce aux dernières neiges. Celles-ci devraient leur permettre de tenir encore le prochain mois, selon Russell Coward.