Retour

La tension monte à la mine de sel Sifto en Ontario

Les grévistes de la mine de sel Sifto, exploitée par Compass Minerals, empêchent les briseurs de grève de traverser les piquets, à Goderich, en Ontario.

Ces travailleurs proviennent de l'extérieur de la province.

Depuis le 27 avril, plus de 340 mineurs, électriciens et travailleurs sont en grève. Les activités d'une des plus grandes mines de sel au monde se poursuivent, malgré le conflit, en raison du recours aux briseurs de grève.

Les questions en litige sont les avantages sociaux, l'ancienneté et les heures supplémentaires obligatoires.

Le mécontentement a commencé après que 48 employés eurent été congédiés en février. Ces mises à pied sont survenues deux semaines avant le début des discussions contractuelles.

Compass Minerals refuse de recommencer à négocier tant et aussi longtemps que les grévistes vont empêcher les autres travailleurs de passer.

Les grévistes disent qu'ils ne bougeront pas jusqu'à ce que la compagnie reprenne les négociations.

Nous avons des piquets de grève en place et nous n’avons pas l’intention de laisser des véhicules qui transportent des briseurs de grève entrer sur le terrain, dit le représentant syndical Scott Doherty

M. Doherty ajoute cependant qu'il y a eu un appel téléphonique entre le syndicat Unifor et la partie patronale et que les négociations reprendront cette semaine.

La compagnie Compass Minerals n’a pas voulu faire de commentaires.

En fin de semaine, pour respecter une ordonnance de la cour, les grévistes ont enlevé des palettes de bois qui bloquaient l'accès à la propriété. Des tracteurs ont aussi été brièvement amenés sur les lieux par des fermiers locaux en geste de solidarité, selon le syndicat.

Compass Minerals estimait que les barricades compromettaient la sécurité des travailleurs, fournisseurs et clients.

Plus d'articles