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La variété Honeycrisp relance les vergers de la Nouvelle-Écosse

La variété de pommes Honeycrisp est au coeur d'un renouveau au sein de la Nouvelle-Écosse, principalement concentrés dans la vallée d'Annapolis.

Elle a été développée à l’Université du Minnesota et introduite dans les vergers à partir de 1991. Elle connaît depuis un grand succès auprès des consommateurs grâce à sa chair ferme et juteuse.

Le président de l’Association des producteurs de fruits de la Nouvelle-Écosse, Larry Lutz, a été parmi les premiers à la cultiver dans sa province, à la fin des années 1990.

« Tout à coup, cette [pomme] est arrivée et enfin, il est devenu possible de couvrir nos dépenses et de faire un léger surplus », explique-t-il.

Une variété payante

La Honeycrisp rapporte cinq fois plus que des variétés traditionnelles comme la MacIntosh ou la Cortland et trois fois plus que d’autres.

La Nouvelle-Écosse offre un terreau idéal pour sa culture grâce à ses journées chaudes et à ses nuits fraîches. Ces conditions lui donnent une belle couleur rouge, appétissante pour les consommateurs.

Selon le ministère de l’Agriculture de la Nouvelle-Écosse, les quelque 60 à 65 pomiculteurs commerciaux de la province cultivent tous les Honeycrisp aujourd’hui. L’arrivée de cette variété dans les vergers de la province a permis d’accroître de 24 % les exportations de pommes de la Nouvelle-Écosse, l’an dernier. Elles rapportent maintenant 15 millions de dollars.

Elle est tellement payante que Larry Lutz a l’intention de faire passer de 25 à 50 % la part de la Honeycrisp dans sa production de pommes.

Sa cueillette est plus délicate et plus coûteuse parce qu’il faut enlever sa tige, plus épaisse que la norme, pour éviter qu’elle ne perce la chair des pommes plus fragiles lorsqu’elles sont versées dans des caisses.

Il faut aussi l’arroser de calcium pour empêcher l’apparition de maladies, précise M. Lutz.

Malgré tout, elle demeure très profitable et a permis à des exploitations comme celle de Jonathan Fuller, d’Avonport, de prospérer.

« C’est un revirement complet », dit-il, en comparant la situation actuelle de sa ferme à celle d’il y a une quinzaine d’années, où elle vivotait.

« Nous pouvons acheter de bons équipements, rembourser des dettes, mettre de côté de l’argent pour l’éducation des enfants. Ça nous a enlevé le stress de payer nos factures, les factures des pesticides, ça a rendu notre métier agréable!

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