Retour

La vente de la microbrasserie Le trou du diable à Molson crée une onde de choc

L'annonce de l'achat de la microbrasserie Le trou du diable par le groupe Molson Coors Canada a entraîné une déferlante de réactions. À Shawinigan, la vente du fleuron de la relance économique de la ville divise. La nouvelle a créé une véritable onde de choc dans le milieu des microbrasseurs et des amateurs de bières.

Cette transaction est une bonne nouvelle économique pour la région, estime le directeur général de la Société de développement économique (SDE) de Shawinigan, Luc Arvisais.

« Juste de penser que le festival Osheaga, qui appartient à Evenko, le Centre Bell, le Festival western de Saint-Tite et le Festival international de jazz de Montréal vont pouvoir distribuer les bières du Trou du diable, ça ouvre des marchés et des perspectives qui vont inévitablement amener la microbrasserie encore plus loin », dit-il.

Les propriétaires de la microbrasserie shawiniganaise affirment que cette vente va permettre de prendre l'expansion voulue.

Déception, stupéfaction, optimisme

Sur Internet et dans la rue, la nouvelle fait énormément réagir. Les citoyens sont divisés sur la question. Des centaines de personnes ont réagi à cette transaction sur le compte Facebook de la microbrasserie.

Certains sont déçus que l’entreprise ne soit plus détenue par des gens de Shawinigan.

D’autres croient que le fait d’être achetée par un géant comme Molson va assurer la pérennité de la microbrasserie.

Des amateurs de bières craignent que la qualité ne diminue.

« C’est dommage », déclare l’Association des microbrasseries du Québec

L’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ) est déçue de la vente de la microbrasserie, qui perd ainsi automatiquement son statut de membre. Le copropriétaire de la microbrasserie Le trou du diable, Isaac Tremblay, siégeait d’ailleurs au conseil d’administration de l’organisme.

Des propriétaires de microbrasserie en Abitibi-Témiscamingue sont tristes de cette transaction, mais certains comprennent cette décision d'affaires.

À lire aussi : Vente de la microbrasserie Le Trou du diable : « C’est comme s’il avait vendu son âme au diable »

Plus d'articles

Commentaires