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Le 2e siège social d'Amazon ne sera pas à Montréal

Montréal n'accueillera pas le deuxième siège social du géant américain Amazon. Toronto est la seule ville canadienne qui figure au nombre des 20 finalistes sélectionnés parmi 238 candidatures.

« Ce n'est évidemment pas la réponse qu'on espérait. Nous avions une très bonne candidature, mais la concurrence était féroce », a déploré Julie Brunet, porte-parole de Montréal International.

L'organisme, qui avait été mandaté pour piloter le dossier, a appris la nouvelle par le communiqué d'Amazon.

Pour cette première étape du processus de sélection, Amazon ne s'est basé que sur les dossiers envoyés par les villes candidates.

Dans sa proposition de plus de 150 pages, Montréal International vantait notamment la main-d'oeuvre qualifiée de la métropole dans le secteur des technologies de l'information, les vastes emplacements disponibles pour répondre aux besoins du géant américain, les infrastructures de transport en commun ainsi que les nombreux crédits d'impôt et incitatifs fiscaux proposés par le gouvernement québécois.

Le président-directeur général de Montréal International, Hubert Bolduc, s'était rendu en personne à Seattle en octobre dernier afin de déposer en mains propres le dossier de candidature de la région métropolitaine.

Outre Montréal, 9 autres villes canadiennes avaient posé leur candidature.

Un projet énorme

Amazon a chiffré son projet de second siège social à 5 milliards de dollars américains et a fait miroiter la création de 50 000 emplois dans la ville choisie.

Toronto dit mettre de l'avant la qualité de sa main-d'oeuvre et son cosmopolitisme, plutôt que des subventions, pour séduire le géant américain.

Amazon doit annoncer la ville gagnante plus tard cette année.

Parmi ses critères de sélection : une région de plus d’un million d'habitants disposant d’une main-d’oeuvre spécialisée et d’un emplacement assez grand pour un siège social d'une superficie allant jusqu’à 740 000 mètres carrés, et ce, à moins de 45 minutes d’un aéroport international.

« Par le biais de ce processus, nous en avons appris beaucoup sur plusieurs nouvelles communautés en Amérique du Nord que nous garderons en tête pour de futurs investissements en infrastructures et de la création d'emplois », indique la porte-parole d'Amazon, Holly Sullivan.