Retour

Le boom immobilier de London provoque une pénurie de maçons

Le boom immobilier de London en Ontario crée un manque de travailleurs dans une foule de secteurs, mais surtout dans l'industrie de la construction. Une pénurie de maçons sévit présentement, à un point tel où certains constructeurs décident d'utiliser moins de briques pour les maisons qu'ils bâtissent.

Il y a 574 maçons dans la région de London et même si leur nombre augmente continuellement, ils peinent à fournir tous ceux qui s'arrachent leurs services.

« On le voit partout dans la ville, il y a des retards dans la livraison des projets », explique le coprésident du Conseil de la planification de la main-d'oeuvre de London, Jean-Pierre Cantin.

D'après lui, le nombre de maçons a augmenté de 145 % depuis 2012.

« C'est rendu tellement difficile, que certains constructeurs modifient leur plan architectural pour réduire la quantité de maçonnerie nécessaire », indique le président de l'Association des constructeurs de maisons de London, Peder Madsen.

L'homme raconte que la brique a même été évacuée complètement d'un récent projet d'habitation en développement.

L' effet Toronto

La municipalité de London est juste à l'extérieur du Grand Toronto, où les investisseurs immobiliers étrangers sont désormais assujettis à une taxe de 15 %.

C'est un des aspects qui explique l'actuel boom immobilier, d'après M. Cantin.

Il souligne également que l'économie canadienne est en situation de plein emploi.

« Il faut que les collèges et les écoles secondaires fassent un peu plus de promotion sur la valeur de ces métiers-là qui peuvent leur permettre d'avoir une belle vie plus tard », croit M. Cantin.

La rémunération des maçons a augmenté dans les dernières années, comme l'explique Dave Wood, le propriétaire de Kerwood Masonry.

« Il y a trois ans, on nous payait en-dessous d'un dollar la brique, maintenant c'est au-dessus d'un dollar la brique », dit-il.

M. Wood soutient que les compagnies ont augmenté leur salaire sans même que les maçons le demandent.