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Le budget du Nouveau-Brunswick inquiète une agence de notation

Une agence de notation canadienne juge que le budget du Nouveau-Brunswick, qui reporte l'atteinte de l'équilibre des finances publiques, est préoccupant.

La dette de la province exercera des conséquences négatives, selon l’agence Dominion Bond Rating Service. Elle explique par voie de communiqué qu’elle n’a pas encore terminé sa révision, et qu’elle remet déjà en question la crédibilité du plan du gouvernement pour rétablir l’équilibre budgétaire.

La ministre des Finances, Cathy Rogers, défend la décision d’augmenter le déficit. La province connaît sa meilleure croissance économique des dix dernières années, a-t-elle souligné.

Dans son discours sur le budget, elle a dit que l’équilibre budgétaire sera rétabli en 2021-2022.

Le député progressiste-conservateur Bruce Fitch estime pour sa part que la situation s’aggrave en matière de croissance de la population et de l’emploi. La province s’approche d’une crise, selon lui. Il ajoute qu’il suffirait de changer la couverture du document du budget pour qu’il devienne la plateforme électorale des libéraux.

Les libéraux de Brian Gallant comptent dépenser 237 millions de dollars de plus, ce qui fera augmenter à 189 millions de dollars le déficit budgétaire estimé pour 2018-2019. C’est une hausse de 73 millions de dollars du déficit comparativement aux prévisions précédentes.

La dette de la province a doublé en près de dix ans, souligne le chef du Parti vert, David Coon. « Les gouvernements doivent vivre selon leurs moyens », dit-il en ajoutant qu’il faut être économe.

La chef du NPD, Jennifer McKenzie, estime de son côté que le budget ne répond pas à certains besoins en matière de soins des personnes âgées. La manière dont le gouvernement compte s’y prendre en ce domaine la préoccupe plus que ce qu’il compte faire, souligne-t-elle.

Quant au chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin, il affirme que les libéraux ne se préoccupent ni de l’endettement ni de l’avenir de la province. Rien ne va changer à moins qu’ils ne prennent cela au sérieux, ajoute-t-il.

Avec les informations de Nathalie Sturgeon de CBC

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